Régions : EDUCATION À BÉJAÏA
Grève de deux jours à partir de demain


A moins d’un miracle, toutes les écoles et lycées de la wilaya de Béjaïa seront, encore une fois, désertés à partir de demain, par les travailleurs de l’éducation et de la formation qui ont appelé à une grève générale de deux jours, par le biais de leur section régionale.
A l’origine, selon les syndicalistes, l’entêtement du chef du gouvernement dans l’application d’une grille de salaires «transitoire » sans que les statuts soient promulgués. «Le Satef de Béjaïa lance un appel à l’observation de deux journées de grève les 13 et 14 avril» indiquent les responsables de la section régionale de Béjaïa dans un communiqué qui ajoutent que cette dynamique s’inscrit dans le cadre d’une réunion du conseil régional, organisée le 7 avril dernier en marge du 7e anniversaire et 3e congrès national de ladite structure. «Valorisant le courage et le dévouement des syndicats autonomes, le Satef-Béjaïa relève que cette dynamique syndicale rend de plus en plus visiblement inutile toute démarche opportuniste et tout discours mystificateur pseudo- syndicaliste. Tout en s’en félicitant pour son modeste apport, le Satef-Béjaïa salue la convergence qui se manifeste dans la phase actuelle à travers l’unité d’action sur le terrain», soulignent les syndicalistes d’emblée dans une déclaration rendue publique avant d’ajouter dans le même élan : «Parce que cette dynamique est l’expression la plus mûre d’une prise de conscience sociale, en œuvre, par ailleurs de plus en plus indispensable pour le renouveau de la conscience patriotique, toutes les forces vives de la société en prennent compte. Dans ce contexte de maturation généralisée et en profondeur, le Satef- Béjaïa appelle à éviter aussi bien que possible ce qui, comme la surenchère, risquerait de faire perdre de vue de précieux points de repères, jalons d’une âpre et déjà longue lutte». Le Satef estime que dans l’immédiat, cette dynamique, qu’il s’agit de consolider, est seule à même de défendre les acquis du peuple, économiques et sociaux notamment, «menacés» par la déréglementation, la dérégulation et la destructuration du secteur et de la Fonction publique. Cette menace s’est précisée justement, selon les syndicalistes du secteur de l’éducation, par l’inadéquation entre pouvoir d’achat et la nouvelle grille des salaires et l’exclusion des acteurs sociaux non conditionnés dans l’élaboratoin du statut général et des statuts particuliers de la Fonction publique qui consacrent la dépermanisation, le recul des droits syndicaux et sociaux (art.87 bis) etc.
Kamel Gaci



Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/04/12/article.php?sid=66802&cid=4