
Sports : COUPE DE L'UEFA (1/4 DE FINALE, RETOUR) Bayern Munich, le survivant !
Le Bayern revient de loin ! Menés 3 buts à 1 sur la pelouse de Getafe à la 115’, les joueurs d'Ottmar Hitzfeld sont finalement parvenus à refaire leur retard pour se hisser en demi-finale de la Coupe de l'UEFA à la faveur d'un plus grand nombre de buts inscrits à l'extérieur (1-1, 3-3).
L'issue est cruelle pour le club madrilène, qui avait fait preuve
d'une abnégation à toute épreuve après l'expulsion prématurée de De la
Red (5’), mais aussi, et surtout, lors d'une prolongation arrachée par
Franck Ribéry dans la dernière minute du temps réglementaire (89’). Car
si l'on pouvait légitimement penser que la réalisation du Français
entamerait le moral des protégés de Michael Laudrup, en plus de leur
condition physique, quatre minutes suffirent à prouver le contraire. Le
temps pour Casquero (92’) et Braulio (93’) de redonner l'avantage aux
leurs. Le temps qu'il a également fallu à Luca Toni pour mettre fin à
leurs espoirs en toute fin de rencontre (115’, 119’). Pour le coup,
l'actuel leader de la Bundesliga peut remercier son international
italien. Sans lui, ses rêves de triplé (Championnat- Coupe- Coupe
d'Europe) se seraient définitivement envolés. Même constat pour Franck
Ribéry, dont le rôle n'est pas non plus à négliger. Outre son but
décisif, l'ancien Marseillais s'est beaucoup battu sur le front de
l'attaque bavaroise, touchant même le montant droit d'Abbondanzierri en
début de partie (8’). Il a considérablement pesé par sa vitesse et sa
technique, bien aidé, il est vrai, par des Espagnols en infériorité
numérique. Un handicap de taille qui les a souvent cantonnés en défense,
en attendant de pouvoir s'en remettre à des exploits personnels. Contra,
déjà buteur à l'aller, y est parvenu en ouvrant le score en fin de
première période (44’). Pas Braulio, qui a glissé sur le ballon alors
qu'il venait d'éliminer Oliver Kahn (68’). Getafe, dont c'était la
première apparition sur la scène européenne, n'est vraiment pas passé
loin de l'exploit. En demi-finale, le Bayern rencontrera le Zenith
Saint- Pétersbourg, tombeur du Bayer Leverkusen (4-1, 0-1). Malgré leur
défaite à domicile, les Russes, qui ont manqué un penalty (85’) et
touché le poteau d'Edler (70’) atteignent le dernier carré pour la
première fois de leur histoire. L'autre demie opposera la Fiorentina aux
Glasgow Rangers. La première, tenue en échec à l'aller (1-1), s'est
imposée sur la pelouse du PSV Eindhoven (2-0), grâce notamment à un
Adrian Mutu en grande forme et auteur d'un doublé. Mais aussi grâce à
Sébastien Frey qui a stoppé un penalty de Simons à dix minutes de la fin
(80’). Les seconds s'en sont remis à des buts de l'ancien Bordelais,
Jean-Claude Darcheville (58’), et Whittaker (90’+1’) pour venir à bout
du Sporting Portugal (0-0, 2-0). Rentré en cours de match, Daniel Cousin
a, lui, manqué de peu le but du K-O (87’). L'essentiel était, de toute
façon, déjà assuré.
MILAN AC
Ronaldinho y est presque acquis
Le FC Barcelone et l'AC Milan seraient arrivés à un principe d'accord
sur le transfert de Ronaldinho en Italie, jeudi soir, au cours d'un
dîner réunissant le frère du joueur, Roberto de Asis, le directeur
sportif du FC Barcelone, Txiki Begisristain et Ernesto Bronzetti,
responsable des transferts du club transalpin. «Ronnie et Chevtchenko
ont 180% de chances d'être à Milan», assurait même enthousiaste un
dirigeant du Milan AC, devant la rapidité des négociations, révélées par
la radio espagnole ONA FM. Reste à régler le contrat du joueur et le
montant de son salaire. Ce qui ne devrait pas poser de problème majeur,
Milan voulant absolument éviter de se faire piquer le numéro 10 du Barça
par son concurrent, l'Inter Milan. Tard dans la soirée de jeudi, le
frère de Ronaldinho et Bronzetti auraient rejoint Milan à bord d'un jet
privé appartenant à Silvio Berlusconi, afin de dîner au restaurant «Gianino»,
avec Adriano Galliani, administrateur délégué du Milan AC, précisait le
quotidien Mundo Deportivo hier matin. L'annonce officielle de ce
transfert express devrait intervenir avant la fin de la semaine.
Berlusconi s'en chargerait directement. Il est en campagne électorale.
Dimanche pour les législatives, les Italiens voteront-ils Ronaldinho ?
Totti égratigné par Berlusconi
La récente prise de position politique de Francesco Totti, qui s'est
montré ouvertement favorable à Francesco Rutelli, le candidat du
centregauche aux élections municipales à Rome, n'a semble-t-il pas
beaucoup plus a Silvio Berlusconi. L'ancien - et peut-être futur Premier
ministre à l'issue de ces élections - et leader de la droite italienne,
a déclaré que le capitaine de l'AS Roma n'était «pas bien dans sa tête»,
ajoutant : «Quand on est pas bien dans sa tête, et bien...» La gauche
italienne, par la voix de Walter Veltroni, candidat de la gauche pour
les législatives, n'a pas tardé à manifester sa réprobation à la
réaction de Berlusconi, toujours président du Milan AC : «C'est
absolument insupportable d'envoyer sans cesse des messages de haine.
Dans aucun autre pays, un homme politique se serait permis d'insulter un
footballeur parce qu'il a une opinion différente de la sienne.
Berlusconi devrait faire une chose et une seule : demander des excuses à
un grand champion qui a toujours mis sa popularité au service de causes
sociales.» Hier, Silvio Berlusconi a quelque peu modéré ses propos en
déclarant : «Totti est un grand champion, l'étendard de son équipe. Je
l'aime bien, depuis toujours, et en plus sa femme travaille à Mediaset
(le groupe de médias dont il est propriétaire) ». Parfois, il y a de
l'inconscience de la part de ceux qui choisissent un camp politique, les
champions ne devraient pas le faire parce qu'ils visent à obtenir la
sympathie de tous.»
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