jeudi 17 avril 2008
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Actualités : CÉLÉBRATION DE YOUM EL ILM
Belkhadem : l'esprit ailleurs


La Journée du savoir correspondant au 16 avril a été célébrée cette année à Constantine sans le président de la République.
Les signes avant-coureurs indiquaient, à quelques jours déjà, que Bouteflika ne participerait pas aux festivités ayant trait à cette journée mais, il fallait qu’il soit remplacé par une personnalité de haut rang, vu la dimension que lui-même avait donné à cette date-anniversaire. Sauf qu’il faut préciser que, jusqu’à hier matin, personne ne savait qui se substituerait au président. Quelle ne fut la stupéfaction des locataires du centre-ville de Constantine lorsque les forces de l’ordre, usant de haut-parleurs, sont venues les alerter, la veille de cette visite, au-delà de minuit, pour qu’ils dégagent leurs véhicules garés au long des trottoirs au risque de les voir embarqués vers la fourrière. Néanmoins, la présence du chef du gouvernement, hier, a été une surprise du fait que le programme, de cette visite si vide soit-il — aucune séance inaugurale n’a été prévue comme à l’accoutumée — laisse planer le doute s’agissant de l’envergure de cet invité circonstanciel. Ainsi, ladite visite marquée par des attitudes de «clandestinité», pose aussi bien la problématique du caractère hâtif de ce voyage à Constantine que celle de la menace dont il fait l’objet. En tout état de cause, Belkhadem n’a pas créé l’évènement au cours des trois points du programme de sa visite. À ce titre, il est à noter que même la lecture du discours du président, prononcé à l’occasion de cette «Journée du savoir» dans l’auditorium de l’université émir Abdelkader des sciences islamiques, a été confié à l’un de ses conseillers, M. Mohamed Boughazi en l’occurrence. Un discours à vocation culturelle, basé à outrance sur des citations du cheikh Abdelhamid Ibn Badis et sans message politique. Bouteflika parlait de la place devant occuper la langue arabe dans la consolidation du sentiment d’appartenance à la patrie à l’ère de la mondialisation. Cependant, l’hôte de marque de la ville du Vieux Rocher, qui a mis une gerbe de fleur sur la tombe du cheikh avant de rejoindre l’auditorium baptisé à son nom, a pris, à midi, le chemin de la faculté de médecine pour participer à la cérémonie organisée par une association scientifique de cet établissement universitaire, à cette occasion.
Lyas Hallas

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