jeudi 17 avril 2008
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Régions : ADRAR
Les trottoirs squattés


Se pavaner à travers les artères de la ville d’Adrar, mis à part la chaleur omniprésente, n’est pas désagréable mais vous serez vite surpris par des objets hétéroclites déposés par les commerçants à même les trottoirs qui sont devenus par la force des choses la devanture de leur commerce, comme vitrine qui représente à nos yeux une forme d’agressivité.
Si la chaussée est réservée aux automobilistes, le trottoir, lui, est pour le piéton qui se retrouve ainsi ballotté dans tous les sens, obligé parfois à contourner ces barrières pour s’exposer carrément sur la chaussée avec les conséquences que l’on connaît. Les restaurants ont accaparé les trottoirs pour faire sortir leurs rôtisseries à braise qui sont à l’origine de la saleté, de détritus laissés délibérément à la merci des rongeurs et d’insectes volants et rampants. Des bris de pain font aussi partie du décor et les cartons vides et emballages sont systématiquement jetés dans la rue sans aucune retenue. Quant aux cafés, il vaut mieux ne pas s’y aventurer lorsqu’on est en famille. La musique sonore vous brise les tympans avec des paroles obscènes. Les tables et les chaises ont monopolisé la surface du piéton qui encaisse le coup sans broncher. Et on ose parler de respect... Non, non, on est loin du compte et à ce rythme-là, le piéton, encore lui, demeure l’unique victime. On n’est pas au souk, où chacun étale sa marchandise, on est en ville et dans la ville, il y a les chaussés et les trottoirs et les commerçants doivent comprendre que les squatter est un délit et que le commerce est un art et non exposer toute la panoplie des produits dehors. Il faut réagir et mettre fin à ce dilemme qui défigure complètement nos trottoirs. Des arcades ont été construites couvertes de roseaux pour nous permettre, d’être protégés du soleil et non une aubaine pour ces commerçants agaçants dont l’objet principal est d’attirer le client et de lui vider son escarcelle.
Mohamed Essafi

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