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Reprise de la contestation au sein du FLN.
Allez savoir pourquoi maintenant…
C’est l’instrument de gouvernance par excellence. Il est le garant de la paix
sociale. Il est synonyme de stabilité et de tranquillité assurées. Discret, il
se porte de différentes manières. Il peut être court. Dans cette version, on ne
le remarque presque pas lorsqu’il est attaché à la ceinture. En version longue,
il est bien évidemment plus visible, même si une sangle peut aussi, tout comme
poutr le modèle court, le fixer à un ceinturon. Les deux versions sont fabriquées
en bois. Mais pas n’importe quel bois. Surtout pas de bois composite. Le bois
composite est sujet à l’effritement lors d’un contact. Il peut même casser
brutalement. Cela a été démontré en laboratoire, en tests crashs menés par des
équipes de scientifiques assermentés et de victimes soumises à l’obligation de
réserve. Pour notre instrument, le meilleur bois, c’est le chêne. Mais d’une
pièce ! Car l’assemblage de plusieurs pièces de bois de chêne présente
l’inconvénient de fragiliser l’ensemble. Et puis, autre argument en faveur d’un
instrument fait d’une pièce, l’équilibre lors de la prise en main. Dans les deux
versions, courte et longue, le bois de chêne en pièce unique assure une prise et
une garde intéressantes. Sans être trop lourd pour le poignet de celui qui le
manie, le bois de chêne assure un impact équitablement réparti sur la zone
ciblée. Et le résultat est garanti à 100% : ça fait mal ! Le bois seul ne suffit
pas à assurer cette efficacité maximale. La courroie, la sangle de rattachement
au poignet, joue, elle aussi, un rôle important. Elle doit être en cuir
véritable. Pas de cuir de chevreau. Trop fin. Pas de cuir de veau. Trop tendre.
Mais du cuir de sanglier. Et de préférence de vieux sanglier à la peau dure. On
doit cependant veiller à «travailler» la sangle. Ne jamais l’essayer en
situation réelle alors qu’elle est neuve, qu’elle n’a jamais servi. Ça serait
hautement préjudiciable pour le poignet de l’utilisateur. Elle provoquerait des
irritations importantes, voire même occasionnerait des plaies par le frottement
de ses arêtes neuves contre la peau. Un désagrément qui disparaîtra cependant
avec l’emploi répété, assidu et professionnellement acharné de notre instrument.
Voilà décrit en quelques phrases sommaires, non exhaustives, l’outil de
gouvernance par excellence en Algérie : EL H’RAOUA. Je fume du thé et je reste
éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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