mercredi 07 mai 2008
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Chronique du jour
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Le Soir Retraite
Le Soir Auto
 
 
Nos archives en HTML
 

SE REPRODUIRAIENT-ILS COMME DES LAPINS ?

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Zerhouni-Michèle Alliot-Marie. Entre ces deux-là…

…le courant passe !

Un monsieur apparemment très sérieux, bien de sa personne, articulant soigneusement son intervention devant le Forum d’ El Moudjahid et exerçant la fonction de président de la cellule d’assistance judiciaire à l’application de la réconciliation nationale, a donné des chiffres. Monsieur Azzi (c’est son nom) a révélé que « 17 000 terroristes ont été abattus par les forces de sécurité. Tandis que 2 200 ont bénéficié de la loi portant réconciliation nationale». Lorsque j’entends et que je lis ces chiffres, avec beaucoup de zéros, je ne peux m’empêcher de me remémorer ces points de presse mémorables des chargés successifs de notre sécurité. Souvenez-vous ! Ils s’exprimaient ainsi à propos de l’état des maquis et des effectifs terroristes : «Ils sont 500. Mal armés. Fatigués. Usés. Affamés.» Ou encore «ils ne dépassent pas les 850, dont une partie est sur le point de se rendre. Nous sommes d’ailleurs en contact soutenu avec 200 d’entre eux». Ou encore «ils sont 654, dont beaucoup inaptes au combat, découragés ou pris en otages par une dizaine de chefs irréductibles ». Il faut croire que la science des chiffres n’est pas enseignée de la même manière selon les institutions et selon les époques. D’effectifs riquiqui, en voie d’extinction, nous nous retrouvons aujourd’hui avec ces additions astronomiques de Monsieur Azzi. Des totaux plus proches d’une armée régulière que d’une bande de déguenillés en déroute. Ça me fout les foins. Car si on en a tué 17 000, combien en reste il, là-haut ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

Nombre de lecture : 3760

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site