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Quel est le comble pour un P-DG d’Algérie Télécom ? C’est
de se faire licencier sur un simple …
…coup de fil !
Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, arrive
aujourd’hui en Algérie. Monsieur Bernard a l’amabilité de nous rendre visite.
L’homme qui défendait bec et ongles le droit d’ingérence humanitaire en Algérie
nous fait l’honneur d’une visite. Soyons au moins à la hauteur de cet honneur
qu’il nous fait. Organisons-lui un programme digne de «l’intérêt» qu’il nous a
toujours porté. Je propose que nous l’invitions à se promener seul, le soir,
tard très tard aux abords de la forêt de Sid Ali Bouneb. Sans escorte, bien sûr.
Afin qu’il goûte pleinement au sens de l’hospitalité très poussé de ses amis,
les «combattants pour la paix» injustement réprimés par la junte d’Alger. Je
propose qu’ensuite, il aille faire un tour dans les orphelinats où ont été
recueillis les enfants de Bentalha, Raïs, Ouled Allel et dans tous les
orphelinats d’Algérie que ses amis, les «combattants pour la paix» ont aidé à
remplir par leurs hauts faits d’armes, en massacrant les parents. Je suggère
qu’il aille après dans les centres de repos de l’ANP et de la DGSN afin qu’il y
fasse causette avec les jeunes bidasses condamnés à rester cloués à vie sur une
chaise roulante ou pire, allongés sur un lit, une paille dans la bouche pour
s’alimenter, dans un état plus près du végétatif que de l’humain, par la grâce
de ses amis, les «combattants pour la paix» injustement liquidés par le régime
des généraux génocidaires. Pour déplomber l’atmosphère, j’ai pensé que Monsieur
Bernard aimerait aussi se rendre dans ces nouveaux quartiers commerçants, nés
comme par enchantement autour des grandes villes et dans lesquels ses amis, les
«combattants pour la paix» blanchissent impunément l’argent du terrorisme, du
racket et des enlèvements dans des activités d’importation à grande échelle, à
l’ombre bienveillante du drapeau de la concorde, de la réconciliation. Monsieur
Bernard est dans nos murs. Montrons lui que l’Algérie hospitalière sait recevoir
ses «amis». Ceux qui avaient rêvé un temps re-débarquer sur une plage algéroise
pour y faire leur police civilisée. Je fume du thé et je reste éveillé, le
cauchemar continue.
H. L.
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