Le Conseil de gouvernement se réunira demain mardi pour examiner, entre autres dossiers, l’avant-projet de loi de finances complémentaire pour 2008. C’est ce que nous révèle une source bien informée. «La loi de finances complémentaire pour 2008 sera basée sur une dotation budgétaire très conséquente», poursuit notre source. Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Si effectivement une loi de finances
complémentaire est devenue quasiment «un rituel institutionnel» depuis
l’avènement de Bouteflika au pouvoir en 1999, celle que s’apprête à
examiner le gouvernement obéira sans doute plus à des considérations
politiciennes qu’économiques. Très à l’aise au plan financier, grâce à
la flambée irréversible des prix du pétrole, Bouteflika peut se
permettre d’orienter les flux budgétaires à sa guise. Plus concrètement,
dans le sens qui lui permettrait «d’arroser» sa précampagne en prévision
de la prochaine élection présidentielle. «A moins de dix mois de la
présidentielle, le président est comme bousculé par le temps. Plus que
tout, il tient à honorer l’ensemble de ses engagements de campagne pris
en 2004.» Parviendra-t-il à le faire ? Le pari semble relever carrément
du miracle au regard de l’énorme retard pris dans la réalisation de
l’ensemble des chantiers engagés depuis le début de l’actuel
quinquennat. Un état de fait qui n’échappe nullement à l’équipe du
cercle présidentiel, davantage sous pression pour la simple raison que
sa survie politique dépend de la possibilité pour Bouteflika de
s’adjuger un troisième mandat. Et donc d’une révision inéluctable de la
Constitution. Un double événement politique dont la réalisation
nécessite, outre un arrangement politique «en haut lieu», une détente —
à défaut de la stabilité sociale. A plus forte raison, à quelques
semaines de la rentrée sociale, une échéance que le pouvoir a appris à
redouter et à juguler ces dernières années.
Les ministres présentent leurs plans quinquennaux
Par ailleurs, et en parallèle à la loi de finances complémentaire la
présidence de la République a récemment adressé aux membres du
gouvernement une note où il leur est demandé de présenter, chacun, un
programme budgétisé sur cinq ans. «Chaque ministre doit présenter, dans
des délais raisonnables, un programme complet sur son secteur, avec les
besoins, les prévisions budgétaires et les délais de réalisation des
projets, et ce, dans le cadre du troisième plan quinquennal que le
président compte lancer début 2009 et s’étalant jusqu’en 2013», nous
confie la même source. Un plan quinquennal qui sera, confirme encore
notre source, d’une dotation financière gigantesque. Plus que les deux
précédents plans réunis…
K. A.
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