Les bombardements sur la forêt et l’Oued Berekmouche jusqu’au lieudit Assif Ousaga ont repris, hier, à partir des campements militaires de Aït Aggouacha et d’Iboudrarène sans l’intervention des hélicoptères. Jusqu’aux environs de midi, l’artillerie des deux campements a pilonné encore tout le secteur où l’on a signalé la présence de nombreux terroristes fortement armés et regroupés, probablement, en vue de dresser un bilan macabre de leur action malfaisante et d’élaborer une nouvelle stratégie meurtrière. Les bombardements sont toutefois moins intenses que la veille où les habitants de la région ont été replongés dans un climat déjà vécu, à une distance un peu plus éloignée, l’été dernier lors d’une opération similaire qui a duré plusieurs jours suscitant la même angoisse au sein de la population qui s’interrogeait sur les possibles dommages collatéraux de ce déluge de feu faisant l’effet d’un tremblement de terre sur les environs. Le déploiement des soldats constaté la veille est demeuré en place durant toute la nuit selon des témoins oculaires signalant même l’arrivée de quelques renforts mais curieusement, aucun crépitement d’armes automatiques n’a été entendu ni durant ni après les bombardements. En bouclant hermétiquement la région pilonnée, l’armée semble prendre son temps pour ratisser les lieux, misant d’abord sur l’épuisement des provisions et les déplacements et tentatives de fuite que les assiégés ne manqueront pas de faire pour survivre à l’opération d’étouffement mise en place. Tant que l’opération se poursuit, aucun bilan officiel ne peut être avancé sur le résultat des bombardements, il faudra attendre le passage au peigne fin de tout le secteur par l’infanterie pour les connaître. B. T.
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