De l’aveu de la plupart des candidats au bac, abordés samedi devant les centres d’examen à Constantine, l’épreuve de langue arabe, première matière au programme de l’examen, était abordable. Du côté des encadreurs, l’on constate, par rapport aux sessions précédentes, plus de sérieux de la part des candidats, libres ou scolarisés, surtout en terme d’assiduité.
Peu d’absences ont été enregistrées parmi les candidats ayant pris
part à cette session qui, faut-il le rappeler, a vu l’organisation de
deux examens pour deux collèges différents, à savoir les élèves
scolarisés dans les classes dispensant les nouveaux programmes adoptés
en vertu de la réforme du système éducatif et ceux qui sont issus des
anciennes classes du système classique en plus des candidats libres. Au
lycée des Sœurs Saâdane, à titre d’exemple, un centre d’examen qui
accueille des candidats au bac des sciences expérimentales, une nouvelle
filière introduite dans le cadre des nouvelles réformes, tous les
concernés ont été au rendez- vous. Néanmoins, à côté, dans le lycée
Jugurtha, un centre d’examen pour candidats libres et scolarisés dans
les classes technologiques de l’ancien programme (génie mécanique, génie
électrique…), cinq absences ont été constatées dont quatre candidats
libres. Selon un responsable de ce centre, certains avaient au début le
trac, dû probablement au nombre de surveillants dans les salles
destinées aux candidats libres (cinq par classe, y compris dans celles
qui comptent moins de dix candidats), mais ils ont été pris en charge
psychologiquement et ont terminé l’épreuve dans la sérénité. Ainsi, une
candidate libre au bac des sciences de la nature et de la vie, qui se
passe au collège Soumaya, a exprimé son étonnement vis-à-vis de ces
mesures «sévères», pourtant, dira-t-elle, rien ne mérite toute cette
rigueur. «En tout cas, ce n’est que le début, on verra demain et
après-demain ce que nous cachent les épreuves des matières
fondamentales», indiquera une autre candidate au bac de la même branche
qui s’inquiète aussi pour l’épreuve d’anglais, programmée dans
l’après-midi d’hier. En tout état de cause, fait remarquer un chef de
centre, les candidats étaient compréhensifs en ce qui concerne la
détention de moyens de télécommunications à cause, peut-être, de la
campagne de sensibilisation qui a précédé l’examen. «Nous n’avons eu
aucun problème de ce côté-là, mais ce qui est à noter cette année, c’est
que la majorité des candidats a terminé la durée prévue pour l’examen,
c’est-à-dire deux heures et demie contrairement aux années passées où
peu d’élèves allaient jusqu’au bout de la séance d’examen»,
ajoutera-t-il. Il est à signaler que le nombre global des candidats qui
passent le bac cette année à Constantine s’élève à 19 282 dont 6 194
candidats libres dans les filières de l’ancien système. Les candidats au
bac nouveau programme (six filières), quant à eux, sont au nombre de 8
949 répartis sur 28 centres d’examen.
Lyas Hallas
MOSTAGANEM
232 candidats au bac absents dont 44 libres
Tous les moyens humains et matériels ont été mis en œuvre, dont
l’implication de la wilaya en apport financier et ce, aux fins de
garantir les meilleures conditions possibles au déroulement du
baccalauréat session 2008 qui, selon la cellule d’information de la
Direction de l’éducation, n’a connu aucun problème majeur qui mérite
d’être cité en ces premiers jours d’examen.
Néanmoins, la cellule de suivi à la Direction de l’éducation aura relevé
lors des deux premiers jours, l’absence de 232 candidats dont 44 libres.
La plupart ayant renoncé après leur inscription à prendre part à cet
examen. Sur un total de 9 141 candidats dont 4 421 sont issus de
l’ancien système d’éducation, le taux d’absentéisme relevé est de
12,23%. Par ailleurs, il a été signalé la défection de 78 surveillants,
remplacés aussitôt par autant de suppléants et ce, au moment où trois
candidats libres ont dû être définitivement exclus de l’examen pour
tentative de fraude. Pris en flagrant délit, les mis en cause ont été
priés de quitter la salle d’examen, et ce, en vertu des règlements en
vigueur. Mis à part cela, aucun fait notoire n’est à signaler à travers
les 35 centres concernés à travers la wilaya et ce, grâce à la vigilance
de tout un chacun, contrairement aux années précédentes où la triche a
toujours régné en maître...
Sid-Ahmed Hadjar
SAÏDA
Un examen sous haute surveillance
Les épreuves du bac ont débuté samedi où pas moins de 17 centres
d’examen, dont un pour chacune des 16 communes que compte la wilaya de
Saïda, ont été ouverts pour accueillir 5 391 candidats dont 1 687
libres.
Selon les informations recueillies, tous les moyens humains et matériels
ont été réunis pour faciliter le bon déroulement des épreuves. C’est au
lycée Kadi-Mohamed que le wali, accompagné de ses proches
collaborateurs, a donné le coup d’envoi. Tôt le matin, il y avait une
effervescence particulière à l’entrée de quelques établissements
scolaires. Les candidats ont, pour la plupart, abordé le début des
épreuves avec anxiété. Pour eux, le bac apparaît comme un espoir auquel
ils doivent s’accrocher même s’ils sont convaincus que le succès au bac
ne signifie pas forcément réussite dans la vie.
M. Ben Amine
ORAN
18 029 candidats inscrits
Comme prévu, l’examen du baccalauréat de cette année scolaire
2007-2008 a débuté samedi 7 juin pour les 18 029 élèves inscrits à Oran,
parmi lesquels 4 365 candidats de l’ancien programme et 9 132 pour le
programme dit nouveau, et 3 361 candidats libres. Pour la première
journée, 702 élèves ont été portés absents. 61 centres d’examen ont été
prévus à Oran et un seul centre de correction, en l’occurrence le lycée
Lotfi. Les résultats officiels du baccalauréat seront proclamés le 10
juillet.
Z. A. Yacine
TLEMCEN
Réduction du nombre de filières
Plus de 14 000 candidats se sont présentés le premier jour des
épreuves du baccalauréat, répartis sur 49 centres d’examen et sous la
surveillance de 3 600 encadreurs. La nouveauté cette année est la
réduction du nombre de filières à 6. Du côté de la direction de
l’éducation, toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour le
bon déroulement de cette épreuve qui sanctionne 3 cycles d’études. A
noter, d’autre part, qu’un important dispositif de sécurité a été
déployé autour des centres d’examen.
F. B.
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