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Belkhadem confirme : «La Constitution va être amendée
en juillet.» Quelle horreur ! Mais ça ne peut pas se
faire !
On n’amende pas le Coran !
C’est d’une incroyable légèreté ! D’une insoutenable légèreté. Chez nous, on
décide d’une date d’ouverture officielle de la Foire internationale. Ensuite, on
décide de l’annulation de l’inauguration à la date dite. Ensuite, on fixe une
nouvelle date. Comme ça ! D’un claquement de doigts présidentiels. Sans tenir
compte de tout ce qui entoure une foire internationale. Les délégations
étrangères. Ce que suppose comme logistique leur déplacement. Les cadres
qu’elles programment. Les billets d’avion. Les chambres d’hôtel. Les plannings à
synchroniser. Les rendez-vous à programmer à la minute près. Tout cela, t’fou !
Et va pour la valse des dates. Va pour Khatt Errmel ! J’inaugure samedi ? Non !
Plutôt dimanche. Oh ! Et puis zut ! Décalons la chose à lundi. Pourquoi pas !
Qu’est-ce qui nous en empêche ? Ne sommes-nous pas souverains chez nous ? Nous
pouvons avancer, reculer ou annuler les dates et rendez-vous officiels comme bon
nous semble. C’est cela l’indépendance. Nous l’avons chèrement acquise cette
liberté de nous… foutre du monde. Et dire qu’en parallèle avec nos gamineries,
en marge de nos enfantillages économiquement lourds de conséquences, dramatiques
même, nous nous offusquons de la frilosité des investisseurs étrangers à notre
égard. Eh ! Oh ! Faut pas pousser, les cocos. Avant de reprocher aux étrangers
de ne pas venir mettre leurs billes ici, faudrait que nous souscrivions à un
truc basique en commerce et en échanges internationaux : tenir une date,
respecter un rendez-vous d’affaires. Et la foire est un rendez-vous d’affaires !
Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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