
Corruptions : Le «culte du secret» n’existe plus en Suède depuis… 1776 !
On observe l’apparition dans de nombreux pays de plus en plus de législations qui facilitent le libre accès à l’information. Sauf en Algérie où le pouvoir ne cesse d’entretenir le «culte du secret». Non seulement le droit à l’information établirait un droit de contestation et de recours par l’intermédiaire, par exemple, d’un médiateur, mais pourrait aussi mettre en place des pratiques à respecter, même par ceux qui sont les moins susceptibles de le faire. L’adoption d’une loi sur l’accès à l’information pourrait aussi changer les attitudes qui considèrent que le maintien du secret est un comportement normal. Grâce à ce type de loi, les citoyens auraient le droit légal d’accéder aux documents gouvernementaux sans justifications préalables, et la tâche ingrate de prouver le bien-fondé d’une interdiction reviendrait à l’administration publique. Des délais nécessaires pour répondre à toutes les demandes du public pourront être définis ainsi que le maintien de la confidentialité pour certains documents bien spécifiques. Le premier pays qui a mis en place une telle législation fut la Suède en… 1776 ! De nos jours, cette loi fait partie des quatre lois fondamentales qui forment la Constitution de ce pays. La loi passe en revue les principes fondamentaux du système de libre accès aux documents gouvernementaux, tandis que le détail de la réglementation fait partie d’un autre texte légal indépendant de la Constitution.. Les agents publics, habitués à se réfugier derrière les appellations «confidentiel », «secret» ou «secret défense», résistent à la divulgation d’informations auprès du public et cherchent fréquemment à l’empêcher en se réfugiant derrière l’argument de la sécurité nationale. Il est important que les règles de conduite dans ce domaine soient précises et que le système judiciaire fasse preuve d’objectivité lors de l’examen du bien-fondé de ce genre d’arguments. Le système judiciaire devrait garantir que tout document officiel fasse partie du domaine public et que le public puisse y avoir facilement accès, à moins d’une raison particulière et justifiable comme la sécurité nationale, et encore, il faut la justifier. D. H.
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