
Corruptions : ONU ET PROJET DE RÉSOLUTION SUR LA TRANSPARENCE DANS LES INDUSTRIES EXTRACTIVES Réticences des pays du G 77
Le gouvernement de la République d'Azerbaïdjan, avec le parrainage de 16 autres pays, a introduit une résolution pour adoption à l'Assemblée générale des Nations unies intitulée “Une transparence renforcée des industries extractives”. La résolution invite les gouvernements, l'industrie, la société civile et les agences et programmes des Nations unies à apporter leur soutien aux efforts conjoints pour promouvoir la transparence des industries extractives, en particulier à travers l'Initiative de transparence des industries extractives (ITIE) et la Convention de l'ONU de 2003 contre la corruption. La résolution rencontre une forte opposition au sein des pays du G77. Nous avons appris en l'occurrence que l'Afrique du Sud, le Brésil, l'Iran, Cuba, l'Egypte et le Venezuela ont émis des critiques très sévères à l'égard de la résolution et que certains ont même demandé son retrait. Les nations qui s'opposent à la résolution ont souligné qu'il s'agit d'une initiative imposée par les pays du Nord aux pays en voie de développement. Cet argument est renforcé par le fait que la Norvège n'ait pas encore pris les dispositions nécessaires pour mettre en œuvre l'ITIE en dépit d'une déclaration en ce sens en septembre 2007. Une séance d'information sur la résolution devait être organisée à New York ces jours-ci, le 13 juin probablement, pour les missions permanentes des pays du G77 auprès de l'ONU. Le gouvernement d'Azerbaïdjan y présentera la résolution, mais il est capital que d'autres pays, en particulier ceux qui mettent en œuvre l'ITIE, s'expriment également en faveur de celle-ci. La Norvège a été invitée à intervenir aux côtés de l'Azerbaïdjan, ce qui permettrait de mettre à mal l'argument selon lequel l'ITIE ne serait destinée qu'aux pays en voie de développement. D. H.
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