
Monde : ZIMBABWE Les violences politiques ont fait 3 000 victimes
Près de 3 000 personnes ont reçu des soins médicaux à la suite des violences politiques qui ont éclaté au Zimbabwe depuis deux mois, a indiqué hier une association de médecins spécialisés. «Nous avons enregistré avec beaucoup d'inquiétude un accroissement des violences à motivations politiques à l'égard de nos concitoyens zimbabwéens», a affirmé l'organisation Docteurs spécialistes au Zimbabwe. «Beaucoup de victimes, parmi lesquelles des enfants, sont actuellement en traitement avec des blessures graves reçues ces dernières semaines», ajoute un communiqué de l'organisation qui regroupe la Société de chirurgie du Zimbabwe, l'Association des anesthésistes du Zimbabwe et des groupements professionnels de médecins et de pédiatres. Au total, 2 900 victimes ont été enregistrées dans tout le pays, dont 200 ont été hospitalisées, indique l'association en ajoutant que «malheureusement, un certain nombre parmi eux ont succombé à leurs blessures». Les violences se sont multipliées au Zimbabwe après les élections générales du 29 mars qui ont vu l'opposition remporter les élections législatives et le candidat de l'opposition à la présidentielle Morgan Tsvangirai devancer le président sortant Robert Mugabe. Le Mouvement pour un changement démocratique (MDC) de Tsvangirai a indiqué qu'une soixantaine de ses partisans avaient été tués lors de ces violences dont chaque partie se rejette la responsabilité. Le gouvernement a, par ailleurs, suspendu «jusqu'à nouvel ordre» les autorisations d'exercer des organisations humanitaires présentes au Zimbabwe.
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