Par déclarations interposées, les deux ailes de l’Association El Irchad ou El Islah (AIOI) continuent à revendiquer la légitimité de la présidence de cette association. Hier ce fut le tour de Nacereddine Cheklal. L’ancien secrétaire général de l’association, «élu à l’unanimité à la présidence de cette structure à l’issue de la cinquième assemblée générale tenue les 11 et 12 juin courant», a déclaré que la rencontre organisée à Birkhadem, qui a vu l’élection de Aïssa Belakhdar à la présidence de l’association, s’est déroulée sans autorisation. «Cette pseudo-AG s’est tenue dans des locaux ne pouvant contenir plus de 60 personnes», a déclaré Nacereddine Cheklal, alors que le règlement intérieur exige la présence d’au moins 132 délégués pour que les résolutions soient avalisées. Il dira cependant que «le 11 juin à 15h, nous avons enfin obtenu l’autorisation de tenir notre assemblée, la demande a été formulée au nom du secrétaire général (Nacereddine Cheklal, ndlr). Nous avons par la suite transféré les invités à l’Hôtel Mouflon d’Or où nous avons entamé les travaux qui se sont achevés, entre autres, par ma désignation en tant que président de l’association». Il affirmera à ce sujet que cette rencontre a vu la participation de plus de 150 délégués représentant toutes les wilayas du pays. Selon Nacereddine Cheklal, les préparatifs de cette assemblée générale nationale ont commencé le 2 avril par une session extraordinaire du conseil national qui a fixé la date et le lieu de la tenue de ce rendez-vous ainsi que le nombre de délégués de chaque wilaya. Interrogé sur l’immixtion de cadres du MSP dans les affaires de l’AIOI, Nacereddine Cheklal se contentera de répondre : «Nous refusons que des conflits partisans soient réglés au sein de notre association. » Lotfi M.
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