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Football. La France fait appel à l’entraîneur Hadj
Mansour.
Mais celui-ci a décliné
Ce n’est pas un record en la matière. Mais c’est déjà pas mal. Un mensonge
vieux de 46 ans. Près d’un demi-siècle ! Waouh ! Ça fait 46 ans que tout ce que
compte cette république d’officiels moustachus et auto-assermentés nous raconte
le même conte de fées fadasses : au cours de notre belle et fière lutte de
Libération nationale, nous avons été aidés, vachement aidés, outrageusement
aidés, démesurément aidés par les frères maghrébins. A l’ouest, comme à l’est.
Je ne compte plus les 8 février de chaque année au cours desquels on nous
invitait à commémorer Sakiet-Sidi-Youssef. Je ne compte plus aussi le nombre de
fois où on nous a expliqué le rôle prépondérant joué par le Maroc et son
vénérable roi dans la Révolution algérienne. Les frères tunisiens par-ci. Les
frères marocains par-là. Nous étions cernés d’amitié agissante et débordante. Et
ne voilà-t-il pas qu’aujourd’hui, 46 ans après, un officiel algérien, ministre
en poste de son état (et pas du mien) vient ternir le beau conte. En gros, le
monsieur révèle que les Tunisiens ne nous ont aidés que du bout de la babouche.
Et que les Marocains exigeaient du fric pour laisser transiter nos armes par
leur territoire. Ça fout un coup au moral ! T’as l’impression que t’as été
blousé. Tu te retrouves malgré toi dans la peau du pigeon à qui on a raconté des
bobards à l’école. Ton potentiel «je crois en eux» diminue dangereusement et va
dans le rouge. Et tu ne sais plus trop quoi faire avec cette terrible question
géostratégique : s’ils nous ont menti 46 ans durant sur la teneur réelle de
l’amitié maghrébine, ne nous ont-ils pas menti sur d’autres aspects de notre
valeureuse histoire ? J’en frissonne d’effroi ! Mais tout de même pas au point
d’annuler ma réservation à Hammamet, cet été. Je fume du thé et je reste
éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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