mardi 17 juin 2008
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Sports : FOOTBALL
SAÏD HAMIMI EST DÉCÉDÉ À PARIS À L'ÂGE DE 48 ANS
L’hommage de ses amis et des sportifs


Saïd Hamimi, ancien footballeur professionnel et international algérien, est décédé samedi à l'âge de 48 ans des suites d’une crise cardiaque. C'est Nathalie, sa femme, qui l'a découvert allongé dans le salon sans vie dans son domicile à Romainville, dans la banlieue parisienne (93), au retour de son boulot vers 19h.

De Paris, Mohamed Djadi
Hier, feu Hamimi se trouvait encore au niveau de la morgue de l'hôpital du Quai de la Rappée dans le 12e arrondissement. Une autopsie a été pratiquée sur le corps du défunt hier après-midi avant son rapatriement au pays prévu probablement vendredi, apprend-on auprès de son ami, l'ancien sélectionneur national Nasser Sandjak. Les funérailles ne seront pas organisées selon un proche de la famille avant samedi au niveau du cimetière d’Akbou (Béjaïa). L'ancien international algérien des années 1980, qui gérait un restaurant à Bagnolet, venait juste de rentrer d'Alger où il a passé une dizaine de jours. Feu Hamimi qui faisait partie avec ses anciens amis footballeurs Korichi, Sandjak, Dahleb, Mansouri, Guedioura, Oudjani de l'Association des sportifs algériens de France (Asaf) ne repartira malheureusement à Akbou, la ville natale de ses parents, que dans un cercueil. L'ancien adjoint de Sandjak lors de la CAN 2000, après avoir signé sa première licence au sein de l’équipe de son village natal a émigré très jeune en France pour embrasser une carrière professionnelle. Il a joué à Malakoff, Montreuil, Clermont, Angoulême, Cuisseaux- Louhans et Brest avant de passer de l'autre côté de la barrière. Il a entraîné l'équipe de Montreuil. Ensuite, il a été sollicité par son ami Sandjak pour faire partie du staff technique des Verts avec son compatriote Abdel Djadaoui. Hier, alors que la nouvelle de sa mort a été donnée par notre confrère Mohand Marouf, animateur de l'émission «Fou de Foot» de la radio Beur FM, le standard de cette radio communautaire n'a pas cessé de sonner durant toute l'émission. De ses plus proches amis à ses anciens amis sportifs, aux différents footballeurs des clubs de France et des politiques, tous se sont précipités pour en savoir un peu plus sur sa mort et la date de son rapatriement en Algérie ainsi que son enterrement. Hier encore, une foule nombreuse a envahi son domicile, avant de se diriger vers l'hôpital pour présenter les condoléances à sa femme et à sa famille. Pour Sandjak, la mort de Hamimi est une grosse perte : «Je n'arrive pas encore à admettre sa mort, puisqu’il n'était pas malade. Saïd est mon ami. Il ne parle que du foot et aime beaucoup son pays.» Sollicité pour faire partie de l'Asaf, feu Saïd Hamimi n'a pas hésité un instant pour dire «oui» au président de cette association et surtout pour aider les instances sportives algériennes dont l'objectif était d'aider les jeunes sportifs d'origine algérienne à intégrer les équipes nationales de leur pays. «Avant son départ à Alger, nous avions joué un match de gala, il y a de cela trois semaines au stade de Mantes-la-Jolie. Saïd a épaté les présents par sa vivacité et surtout ses gestes techniques qui lui ont valu des applaudissements », nous dira le secrétaire général de l'Asaf et ancien international algérien, Nacer Guedioura. Pour sa part, le président de l’Asaf, Boubekeur Belbekri, n'a pas trouvé les mots pour expliquer cette mort subite d'un footballeur qui se portait bien sur le plan santé. «L'Algérie a perdu l’un de ses meilleurs fils, footballeur et éducateur. Hamimi aimait beaucoup son pays. Aujourd’hui, il est parti, nous lui rendons un grand hommage et nous présentons au nom de tous les sportifs algériens ainsi que les membres de l'Asaf nos sincères condoléances à sa femme et à sa famille».
M. D.

RECTIFICATIF
L’ancien sélectionneur national, Mahieddine Khalef, a tenu à préciser que le regretté Saïd Hamimi, décédé samedi dernier à Paris, n’avait pas fait la préparation du Mondial 1982, comme rapporté par notre journal dans sa livraison d’hier. Un détail qui a échappé à notre journaliste M.B. trahi par sa mémoire. Dont acte

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