|
Les étudiants se plaignent de ne plus y arriver avec
leurs bourses.
Une petite pilule bleue ?
Légère accalmie sur le front antichrétien. Et réactivation d’un front
endormi, faussement endormi, celui de la chasse aux Algériens soupçonnés de trop
s’approcher de la frontière israélienne. Ça a démarré il y a quelques petites
heures. Timidement. Insidieusement. Comme à chaque fois. Le procédé est ignoble.
Comme à chaque fois. La technique est d’une simplicité criminelle. Comme à
chaque fois. On désigne une cible à la vindicte atavique. Une ou un de nos
compatriotes ou tout un groupe, journalistes, artistes, patrons de groupes
économiques ou tout simplement personnalités connues sont affichés sur des
supports médias comme «en partance pour une virée israélienne». Et là, tous les
clichés monoblocs se mettent en branle : « suppôts du sionisme ! » « larbins à
la solde de la juiverie internationale » « Ouled lihoud ! », le tout saupoudré
méticuleusement et systématiquement de doctes «hacha dine Mohamed ! ». Le danger
dans ce genre de campagnes, c’est de croire qu’elles sont spontanées ; qu’elles
émanent de quelques petits esprits pervers et finalement isolés. ERREUR !
Gravissime erreur. Lorsque la canonnière ouvre le feu roulant sur les chrétiens,
puis sur les « invités d’Israël », puis, demain, peut être, sur une section de
l’église de scientologie localisée à notre frontière avec le Niger, ce n’est
jamais un acte isolé. D’ailleurs, qui croit encore, chez nous, en Algérie, aux
actes isolés ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H.L.
|