Culture : FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM ARABE
Dernières retouches avant l'ouverture


Cette année et pour sa deuxième édition, le Festival international du film arabe tente de retrouver ses marques tout en prenant en compte, selon son président Hamraoui Habib Chawki, les leçons et les critiques recueillies lors de la précédente édition. Une deuxième édition qui est prévue du 26 juin au 3 juillet 2008 et verra la participation de plus de 250 invités.
Le public qui est vivement invité et encouragé à retrouver ses bonnes vieilles habitudes en se rendant au cinéma pourra suivre le déroulement d’une compétition qui comprendra 12 films pour le long métrage et 14 autres pour le court métrage. 6 autres films seront quant à eux projetés hors compétition, alors que le cinéma français qui sera à l’honneur cette année participera avec 4 films. Lors d’une conférence de presse organisée vendredi après-midi à la salle de la cinémathèque d’Oran, le président du festival a une fois de plus déploré le manque de moyens alloués à ce type de manifestation de grande envergure. Tout en citant les budgets alloués à différents festivals d’autres pays à l’exemple de celui de Dubaï : 100 millions de dollars ; Le Caire : 25 millions de dollars ; Abu Dhabi : 100 millions de dollars ; celui de Carthage : 10 millions de dollars, alors que celui de l’Algérie pour sa deuxième édition n’aura récolté qu’un million de dollars. HHC considère que «la culture n’est jamais misère et la création et l’action culturelle ont une facture» d’où la nécessité, selon l’intervenant, de continuer à œuvrer afin que l’action culturelle dans notre pays ait un jour un financement conséquent et à la hauteur de ses évènements. S’agissant de son vœu exprimé lors de la précédente édition qui consistait en l’ouverture pour cette année de la salle de cinéma Le Maghreb, une salle qui, il faut le dire, ne fut pas épargnée par les émeutiers et fut réduite en un lieu délabré et navrant, le président du festival dira : «La bureaucratie nous a vaincus ! J’avoue, car nos vœux dans ce domaine précis ne sont pas aussi faciles à réaliser, mais nous revenons de loin. Avant il y avait une coupure totale avec le cinéma et aujourd’hui les choses bougent et nous allons travailler à aller chercher le grand public et lui faire redécouvrir l’amour du septième art au niveau de nos salles de cinéma à travers ce festival.» Parmi les pays participants, on cite l’Egypte, la Syrie, le Liban, la Tunisie, le Maroc, Bahrein, les Emirats arabes unis, la Jordanie, les îles Comores, la Palestine, l'Irak, le Koweït et le sultanat d’Oman. Concernant les douze films de longs métrages en compétition, la présidence du jury a été confiée à Dureid Laham (Syrie) alors que celle des 14 courts métrages sera confiée à Abdelatif Ben Amar (Tunisie). Cette année, le comité d’organisation a choisi d’honorer le réalisateur Mustapha Al Akkad (Syrien), le réalisateur Ahmed Rachedi (Algérie), l’acteur Mahmoud Yacine (Egypte) et l’artiste Mouna Ouacef (Syrie). Ce sera l’occasion, dira HHC, de remettre deux Ahaggar d’or pour l’ensemble de leur carrières respectives aux acteurs Mahmoud Yacine et Sid-Ali Kouiret. Deux conférences auront lieu durant cette deuxième édition l’une consacrée à «La lettre du cinéaste Mustapha Al Akkad» et la seconde s’intitule «Les défis du cinéma arabe». Comme annoncé durant la précédente édition, cette année le festival consacrera un prix intitulé la Plume d’or au meilleur article critique de cinéma. Les projections auront lieu au niveau des deux salles de cinéma Es Saâda et la cinémathèque et une troisième salle abritera probablement les courts métrages. Il s’agit du Théâtre régional d’Oran. Les organisateurs s’attellent à finaliser les dernières retouches et dès que les horaires de projection nous seront communiqués, les amateurs du septième art en seront informés.
Amel B.



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/06/17/article.php?sid=69701&cid=16