L’APC de Bouzeguène a opposé son refus à la tenue des ateliers de cinéma, prévus du 19 au 25 juin au centre culturel Ferrat- Ramdane, en émettant un cinglant «avis défavorable» à la demande de salle introduite le 8 juin par le président de l’association culturelle Igelfan, l’une des rares associations au niveau régional, voire national à organiser des activités culturelles riches, permanentes et innovantes. Entrant dans le cadre des activités du ciné-club de l’association, prévoyant des projections-débats avec les producteurs, cette manifestation culturelle devait réunir une quinzaine de jeunes cinéphiles en vue de leur initiation à la réalisation et l’écriture cinématographiques avec la participation de réalisateurs, scénaristes et producteurs de renom à l’image de Djamel Bendeddouche, Tahar Boukella (scénario du film El Manara ) et Habiba Djahnine, déléguée générale de l’association Kayna Cinéma basée à Paris. D’autres surprises de taille attendaient également les amateurs du septième art, selon les organisateurs de l’événement qui affichaient un grand dépit après l’inattendue décision. «C’est la première fois depuis 2004 que l’on nous refuse la salle et notre étonnement est d’autant plus grand que la manifestation revêtait un aspect et un intérêt exclusivement culturels», déplore le président d’Igelfan, en précisant que le refus d’autorisation de la salle ne lui a pas été motivé malgré son insistance à revoir le calendrier et les horaires le cas échéant. Son dépit est d’autant plus grand que «la localité n’a jamais eu à se plaindre par le passé du comportement de sa population vis-à-vis des manifestations culturelles similaires organisées dans le cadre associatif». Egrenant les archives, le président fait observer que l’association Igelfan a présenté 84 activités d’envergure culturelle et artistique nationales depuis 2004, comme le séminaire sur l’amazighité, les mois littéraires de Bouzeguène, qui ont vu défiler des écrivains de renommée internationale comme Rachid Boudjedra, Amine Zaou, Maïssa Bey, des journalistes comme Zoubir Souissi, des cinéastes comme Abderrahmane Bouguermouh, la moudjahida Louiza Ighilahriz… Des manifestations qui participaient du désenclavement culturel de la région et qu’enviaient à l’association et à la localité des institutions culturelles régionales et nationales. Le président de l’association Igelfan lance ainsi un appel du cœur à contribution culturelle et intellectuelle à toutes les APC et institutions culturelles de la région «pour sauver ces ateliers en les abritant aux dates indiquées afin de perpétuer cette tradition culturelle». S. Hammoum
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