jeudi 19 juin 2008
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Culture : Léthargie totale du théâtre romain de Calama

L’oisiveté use, corrode et stresse, c’est un vide, un grand, et «la nature a horreur du vide», dira Ammi Salah, un viel écrivain guelmi. Et le vide paraît plus long en occupant plusieurs pans de la société, durant cette période estivale caractérisée par des périodes de congé aussi bien pour les travailleurs que les élèves et étudiants.
A Guelma-ville et ce, depuis le dernier Festival national de la chanson moderne de l’année passée, le théâtre romain intra muros de l’antique Calama, construit au IIe siècle avant J.-C. et une forteresse byzantine et reconstruit en 1908 par les Français sur les mêmes fondations, vit une situation de paralysie qui semble se prolonger. La population guelmie se demande qui a pris la gestion de cet espace archéologique culturel. Un tel théâtre romain, en plein centreville fermé à longueur d'année. Cette triste réalité semble inquiéter une large frange de la société — les gens de la culture et du savoir, qui espèrent une gestion opérationnelle et fonctionnelle par la wilaya de Guelma de cet monument historique romain, comme l’ont fait d’autres wilayas (Timgad et Djemila). Le théâtre romain Calama mérite plus d’attention. Malgré son importance et son emplacement, il n’arrive toujours pas à redécoller après avoir connu des années fastes. Il est dans une léthargie totale depuis belle lurette. L’été passé, le théâtre romain a été au rendez-vous pendant cinq jours de succès retentissant du Festival national de la musique moderne qui a engendré un afflux inattendu de milliers de personnes dont des familles originaires d’Oran, Alger, Constantine, Annaba, Batna... Cette présentation au large public l’année écoulée était dans un cadre culturel et une atmosphère conviviale de plusieurs chanteurs algériens à leur tête Lotfi Double Kanon et ce, malgré des moyens vraiment dérisoires.
B. A.

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