Actualités : ZERHOUNI DANS LA CAPITALE DE L’OUEST
Oran : l’urgence de la réhabilitation


A l’annonce de la visite de travail que devaient présider Yazid Zerhouni, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales et Noureddine Moussa, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme dans la wilaya d’Oran, le lien avait été établi laissant penser au prochain relogement des habitants des Planteurs ou encore à celui des 137 familles sinistrées depuis le dernier séisme du 6 juin 2008. Dès la prise de parole, le ministre d’Etat, Yazid Zerhouni, a donné le ton : «Le lancement imminent du relookage et autres réhabilitations, de la wilaya d’Oran qui devra accueillir la conférence internationale du GNL en 2010.»
Amel B. - Oran (Le Soir) - Le souci majeur du ministre d’Etat, résidait dans la problématique d’une lenteur manifeste dans la réhabilitation du vieux bâti, il nous faut dit-il «une évaluation sérieuse concernant cette problématique, considérant l’importance que revêt la prochaine tenue à Oran en avril 2010 d’une conférence de renommée mondiale, d’ici là il faut tout mettre en œuvre afin de rendre Oran, une ville attractive et une destination culturelle et touristique de grand choix». Invité à prendre la parole et à donner des précisions sur le vieux bâti et ce qu’il y a lieu de faire M. Tahar Sekrane, wali d’Oran a tout d’abord fait le bilan des effets du dernier séisme. Ainsi on apprendra qu’il y a eu 10 effondrements, 27 immeubles fissurés, regroupant 137 familles. Il ajoutera que suite aux deux derniers séismes qu’a connue la wilaya d’Oran (janvier et juin), 168 familles, occupant actuellement des locaux commerciaux, devront être relogées incessamment, a-t-il précisé. L’orateur dira qu’en 2006, la wilaya avait enregistré 131 effondrements, 211 en 2007, et 58 autres à fin mai 2008. Au total 2 221 familles se sont retrouvées sans toit. Les chiffres des deux enquêtes réalisées en mai 2005 et en 2007 par l’OPGI concernant l’état du vieux bâti sont alarmants. En 2005 il y avait 1 900 cas et 2 715 en 2007. Concernant les 200 logements à réhabiliter dans un premier temps, car le nombre des immeubles concernés par cette mesure est beaucoup plus important, il fera remarquer que le coût de cette opération est de 700 millions de dinars, de plus ajoute t-il «la wilaya propose la réhabilitation de 400 autres immeubles». Il citera également l’étude et la proposition soumises au chef du gouvernement relatives à l’inscription d’un programme de réalisation de 500 logements au profit de familles qui sont dans un réel danger. Une réalisation dont le coût a été estimé à 10 milliards de dinars. Ce fut, aussi l’occasion pour le wali d’Oran de soulever la problématique des espaces culturels et pas des moindres, il s’agit des salles de cinéma. Le projet de réhabilitation de quatre salles est estimé à 400 millions de dinars. Reprenant la parole, M. Yazid Zerhouni, demanda des précisions sur le sort réservé au Château neuf et à sa vocation, la corrida. Le Chateau était convoitait par Sonatrach mais un problème structurel de la bâtisse s’est posé et l’affaire n’a pas abouti. Le ministre d’Etat répliqua en proposant de transformer cette bâtisse en locaux administratifs pour l’APC ou la wilaya. Le wali d’Oran penche pour le siège de l’APC. Une proposition qui devra mûrir, en espérant que cela ne durera pas longtemps car la bâtisse en question attend acquéreur depuis plus de trente ans. Quant aux arènes, l’idée de raviver les bons vieux souvenirs des toreros devra quant à elle attendre car pour l’heure, il s’agit d’une réhabilitation en vue d’exploiter les lieux pour des activités culturelles. Pour sa part, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme a insisté sur l’importance d’une expertise sérieuse et précise quant au recensement des immeubles à réhabiliter, en citant le cas des 200 immeubles dont l’expertise a été établie sans la contribution du CTC qui devra être sollicité pour l’expertise finale. S’agissant des constructions de la CNEP, EPLF, Sonatrach et qui sont inoccupées à ce jour à défaut de trouver acheteur, Nourredine Moussa propose leur rachat afin de les mettre à la disposition des collectivités locales. Interpellé en marge de cette visite de travail, le ministre d’Etat est revenu sur les dernières émeutes qu’a connue la wilaya d’Oran. Il a déploré l’absence des associations, en déclarant : «à Oran il existe plus de 600 associations sportives et face à la crise elles s’enferment, se cachent et rejettent la responsabilité sur les responsable locaux et l’Etat ! Selon nos informations ces émeutiers n’étaient pas plus de 300 à 400 personnes, si les présidents d’associations étaient intervenu ils auraient été plus nombreux qu’eux mais ça n’a pas été le cas !».
A. B.



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/06/19/article.php?sid=69785&cid=2