Enième test de vérité ou match couperet pour les Verts ? Ce quatrième Algérie- Gambie en moins de deux ans présente la particularité d’être comme son devancier du 9 septembre 2007, décisif. Les Algériens, qui se sont mis dans une embarrassante situation en alignant deux défaites pour autant de sorties en Afrique de l’Ouest, n’ont vraiment plus le choix. Pas de droit à l’erreur.
Demain, les joueurs de Rabah Saâdane auront l’impérieux devoir de
vaincre et espérer que le succès de ce vendredi 20 juin soit consolidé
lors de la prochaine journée par une autre victoire face au favori de ce
groupe éliminatoire, le Sénégal. Une montagne pour Belhadj et consorts ?
Surtout si l’on se réfère aux derniers déboires des capés de Saâdane à
Banjul. Un déplacement qui a confirmé les limites d’un groupe par trop
gourmand mais qui ne justifie aucunement sa gourmandise. Le match de
demain est le dernier d’une série de matches livrés en ce mois de juin
particulièrement importante pour la suite des éliminatoires. Celles de
la CAN prévues en Angola et, éventuellement, les qualifications du
Mondial-2010. Saâdane n’en est pas là. Il comptait avant le déplacement
à Banjul récolter 12 unités. Avec la défaite face aux Scorpions et les
possibles réaménagements que la FIFA compte introduire sur le système de
notation suite au forfait de l’Erythrée et la suspension du Tchad par
l’instance de Blatter, les Algériens n’ont vraiment plus leur destin
entre leurs mains. La victoire face aux Gambiens puis aux Sénégalais ne
suffira peut-être pas. Le goal-average pourrait constituer un paramètre
non négligeable pour déterminer le team qui prendra la tête de la poule
6. Même le Liberia qui a eu à son actif deux petits points peut espérer.
Mettre le paquet à Blida
C’est donc un nouveau départ pour ces éliminatoires qu’ont les
Sénégalais et leurs voisins Gambiens pour décrocher cinq points en trois
matches. Les Verts crédités de trois unités peuvent revenir à la charge
dès demain. Une large victoire est nécessaire pour Saïfi et ses jeunes
équipiers qui avaient déjà montré leur potentiel offensif lors de la
venue de la faible formation libérienne. Ce vendredi, le buteur de
Lorient, absent à l’«Independence stadium» de Bakau, sera de retour pour
réactiver une ligne d’attaque trop frileuse à l’approche des bois
adverses. L’association du trio Djebbour-Saïfi-Bezzaz devrait présider
au choix de Rabah Saâdane qui devrait opérer, par ailleurs, quelques
réaménagements au niveau de la défense et de l’entrejeu. Face à un
ensemble gambien qui viendra à Blida en conquérant, les Algériens
doivent faire attention. Ils doivent surtout se souvenir de la belle
opposition fournie par la Gambie en octobre 2006 au stade du 5-Juillet
où la troupe de Antoine Hey (aujourd’hui coach du Liberia) n’avait
craqué qu’en toute fin de partie suite à un penalty transformé par Karim
Ziani. Depuis, la Gambie a grandi. Elle s’est même offert un petit
palmarès sur le dos de nos Verts battus par Jarju Sillah et consorts en
septembre puis samedi derniers. Une sorte de nouvelle bête noire que
Zaoui, Lemouchia et autre Rahou doivent mâter. Avec l’art et la manière
si possible.
M. B.
Harek, un néo-capé patient
Fraîchement appelé en équipe nationale, Fethi Harek, le latéral
gauche de Bastia (D2 française), attend «sereinement et patiemment» sa
première titularisation chez les Verts, avec lesquels il participe aux
qualifications jumelées de la Coupe d'Afrique des nations et de la Coupe
du monde- 2010. «Je suis nouveau au sein du groupe. Je ne suis pas
pressé. Je suis là pour regarder, pour apprendre. Maintenant, si elle
(titularisation) vient tant mieux, si elle ne vient pas, j'attendrais
les prochaines sélections », a déclaré Fethi Harek à l'APS. «Comme tout
autre joueur, mon objectif est d'avoir le maximum de sélections. C'est
vrai qu'on a tous envie de jouer, mais il faut être patient, il faut
attendre que l'opportunité se présente, et à moi de la saisir quand elle
viendra», a estimé Harek, 26 ans, et coéquipier à Bastia de Meniri et
probablement Cherrad. Concernant la défaite algérienne samedi dernier à
Banjul, Harek estime qu'il faut «oublier ce match» et se «concentrer
essentiellement sur le match retour, vendredi prochain à Blida (contre
la Gambie, ndlr), pour gagner les trois points». «Que je joue ou pas, le
problème ne se pose pas pour moi. L'essentiel c'est de gagner.
Maintenant que l'on gagne avec moi ou sans moi, je suis encore plus
heureux». Pour le prochain match face à la Gambie, «il faut l'aborder
sereinement, en essayant de rééditer le match qu'on a fait contre le
Liberia (3-0). Il faut jouer avec nos propres qualités, poser le ballon,
aller de l'avant et marquer des buts. C'est le plus important »,
affirme-t-il. L'adversaire du jour reste cependant, aux yeux de Harek,
«une équipe difficile à manier», d'autant plus qu'en se déplaçant en
Algérie, «elle va certainement jouer défensivement et bien regroupée
derrière (...) à nous de trouver la solution pour marquer ne serait-ce
qu'un but, suffisant pour apporter les trois points». Le nouveau «capé»,
qui attend l'occasion de s'exprimer sur le terrain, souligne qu’«il ne
faut pas griller les étapes», à la question de savoir s'il rêvait d'une
participation à la Coupe du monde. «Ah ! Ça serait beau. Mais, il faut
d'abord passer avec succès les qualifications». «Ça serait merveilleux»,
a-t- il lancé.