De manière paradoxale, la publication de ce témoignage doit beaucoup
à un universitaire algérien qui, dans les idées qu’il développe, ne fait
pas secret de son hostilité à l’institution militaire et aux services de
renseignements en Algérie. Il lui est parfaitement loisible de professer
de telles idées, ce n’est pas cet aspect des choses que je lui
reprocherais. Dans l’examen de questions aussi sensibles, je l’aurais,
volontiers, invité à plus de discernement grâce à une rigueur
méthodologique plus éprouvée. En tous les cas, c’est bien par le biais
de la lecture critique de l’entretien accordé par Addi Lahouari, durant
l’hiver 1999, à l’organe disparu du FFS Libre Algérie, que j’en suis
arrivé à rédiger ce témoignage.