Quelle solution pour les glissements de terrain de Aïn-El-Hammam et Tigzirt ? Les deux localités, éloignées et différentes l’une de l’autre, comme l’est la haute montagne du littoral, connaissent le même problème. Le glissement de terrain constitue un sérieux handicap au développement des deux localités et il importe, pour les autorités locales comme pour les citoyens, d’en déterminer les causes et les remèdes le plus tôt possible afin de pouvoir faire des projections pour l’avenir. Le sort de ces deux communes à vocation touristique, l’une de montagne, l’autre balnéaire, est confié à un groupement de bureaux d’études pluri-disciplinaires, algéro-français chargé de dire quels sont les facteurs naturels et éventuellement humains à l’origine de ces glissements et quelles sont les solutions techniques et scientifiques capables de juguler ce sérieux phénomène commun aux localités et de libérer leurs potentialités sur tous les plans. On a mis beaucoup trop de temps pour prendre conscience de ce phénomène pourtant aveuglant et des risques qu’il représente pour les constructions urbaines publiques et privées ainsi que pour les habitants dont les vies et les efforts sont exposés, souvent à leur insu, à l’instabilité du sol. La rareté du foncier et la spéculation immobilière font que, dans certaines communes, on construit n’importe où et n’importe comment tout en sachant que seules des études géotechniques et géophysiques permettent de distinguer les terrains constructibles de ceux où les constructions sont soit limitées soit totalement interdites. Or à Aïn-El-Hammam, notamment, où le terrain est friable, constitué de schiste, la dénivelée importante, la pluviométrie et les sources d’eau abondantes, on en a pas tenu compte. On a fait de la politique, cédant aux sollicitations, aux dépens du technique et de la durée en construisant en hauteur là où on aurait dû le faire uniquement en horizontal. Sous l’effet des facteurs naturels évoqués plus haut et de l’action de l’homme, des pans entiers de la localité menacent de s’écrouler. A Tigzirt, c’est essentiellement le front de mer, de la station de traitement jusqu à la daïra, qui est sujet au glissement de terrain, là aussi, sous les effets de facteurs naturels et de l’action de l’homme. Le groupement de bureaux d’études choisi par la wilaya, qui semble, au vu de sa carte de visite présentée mardi 17 juin au niveau du secrétariat général, avoir les compétences et l’expérience nécessaires, a du pain sur la planche. Il a pour mission de collecter et d’analyser toutes les données sur les 580 ha de Aïn-El-Hammam et 160 ha de Tigzirt afin d’établir un diagnostic approfondi et élaborer des recommandations visant à stopper les glissements, et à stabiliser les terrains concernés. Il a un délai d’un an pour déterminer toutes les causes et proposer des solutions durables immédiatement applicables, pour les deux cas en question, pourvu que d’ici là les vents ne changent pas de direction. B. T.
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