mercredi 25 juin 2008
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Régions : EXAMENS DE FIN D’ANNÉE À DJELFA
Résultats satisfaisants


L’euphorie de l’année passée (Djelfa s’est classée 2e au niveau national avec 63 % de réussite au baccalauréat) est déjà lointaine et a laissé place cette année à une véritable attente angoissante et la hantise d’un mauvais résultat se fait sentir de nouveau.
Une sécurité renforcée, une organisation parfaite et une surveillance considérée, comme assez sévère, tels sont les éléments qui ont caractérisé les examens de fin d’année dans la wilaya de Djelfa. Le baccalauréat fut l’examen le plus visé et le plus préparé avec de nouvelles décisions, comme la désignation des chefs de centre d’examen hors de leur daïras, le renforcement de la surveillance des candidats libres (5 surveillants par salle) ou encore la présence de 3 observateurs (moulahedh) par centre. Dès le premier jour, les candidats étaient surpris d’être surveillés de près et assez sévèrement : restriction pour aller aux toilettes, confiscation des portables à l’entrée du centre et fouille corporelle. Cet examen s’est déroulé néanmoins dans de très bonnes conditions. Avec toutes ces mesures, le baccalauréat retrouve sa crédibilité. Pour les autres examens, les résultats semblent satisfaire les responsables du secteur. Le taux de réussite au BEM (47 %) classe Djelfa à la première place parmi les dix wilayas du sud qui sont actuellement rattachées à l’Office régional de Ghardaïa. Avec l’opération de rachat (moyenne annuelle + moyenne du BEM divisée par deux), une chance supplémentaire est donnée aux recalés de cet examen pour accéder au lycée. Le taux de réussite à la 5e année (premier examen du nouveau système) paraît assez satisfaisant (48 %), mais celui de la 6e demeure très faible (26 %). Pour revenir au baccalauréat, signalons que sur les 20 000 candidats, plus de 13 000 ne sont pas scolarisés et plus de 70 % sont issus de l’ancien système. Le lycée Naïm-Nouaïmi est, nous dit-on, le plus important centre de correction au niveau national (près de 20 000 copies y seront corrigées par plus de 700 correcteurs). Un incident s’est pourtant produit le premier jour de la correction des épreuves. Le chef du centre a voulu exclure les PEM de français de la correction, sans savoir que cette catégorie constitue la majorité absolue des correcteurs et que ce sont eux qui assuraient les cours de français dans les lycées (il n’y a qu’une dizaine de PES dans la wilaya de Djelfa). Les PEM d’anglais arrêtèrent la correction, en solidarité avec leurs collègues, et la rumeur d’un arrêt total des corrections circula fortement dans le centre. Le chef du centre abdiqua et autorisa, en fin de compte, les PEM à assurer la correction, mettant fin à une situation qui aurait pu perturber le bon déroulement de l’opération.
Bekaï Bensaïd

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