mercredi 25 juin 2008
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DU DROIT DE TIRER SUR L’AMBULANCE !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Limogeage de Belkhadem. La tension monte entre … 

…Alger et Téhéran.

Mes consœurs et confrères des rubriques politiques, plus éclairés que moi, plus avertis, plus au fait des signifiés et signifiants du sérail, vous disent déjà et vous diront les jours qui viennent toute la signification de la re-nomination d’Ouyahia à la tête du gouvernement. Je n’ai pas la prétention de le faire, ici. Après, peut-être. Mais pas maintenant. Maintenant, souffrez, tolérez que je goûte à mon plaisir. Que je prenne mon pied du départ de Belkhadem. Je laisse le loisir aux nouveaux amoureux d’Ouyahia de dire tout le bien qu’ils pensent subitement de lui, maintenant qu’il revient aux affaires. Claustrophobe, je ne supporte pas l’ambiance fermée des harems. Surtout ceux qui se forment en une nuit, celle des changements d’exécutifs. Je préfère rester à mon air libre, celui de la luxure vaporeuse que suscite en moi le dégommage de l’«empastillé». C’est rudement bon ! C’est vachement bon ! Pas au niveau de la symbolique politique. Non ! C’est charnellement bon de savoir que nous n’aurons plus à supporter les déguisements soudanais, le vendredi à la mosquée. Nous n’aurons plus à loucher sur la marque d’appartenance forcenée à l’intégrisme qu’il affichait sadiquement en face des caméras du pays et du monde. Nous n’aurons plus à souffrir la vue d’un «chuchoteur patenté», confident énamouré de ceux qui voulaient nous étouffer vivants dans leur étendard vert. Ça vous semble puéril ? Vous vous dites que nous ne gagnons pas au change avec le remplacement de Belkhadem par H’mimed ? Peutêtre. Mais que voulez-vous ! Aujourd’hui, maintenant, je ne me priverai pas de ces plaisirs puérils. L’idée même, ces deux dernières années, d’être contraint d’admettre que Belkhadem était le chef du gouvernement de mon pays me devenait une torture. Cette torture a pris fin. Cette torture-là précisément. Pas les autres. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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