En attendant la grande affluence, Marsat- El-Hadjadj (ex-Port-aux-Poules) sera-t-elle prête pour accueillir les estivants dans de bonnes conditions ? Ce sont les propos du deuxième vice-président de l’APC qui soulèvent cette interrogation. Dans la mi-journée de mercredi, nous nous présentons au siège de l’APC où l’on apprendra que le premier magistrat de la commune était en formation. Après une pause au café du regretté Bachir, fréquenté généralement par les habitants de la localité, nous retournons à la mairie et entrons en contact avec le secrétaire général à qui nous demandons des informations sur les préparatifs de la saison estivale. Celui-ci, poliment, nous dira qu’il est désolé de ne pouvoir faire de déclarations et qu’en l’absence du maire, il appartient au premier vice-président de nous entretenir sur le sujet. Nous attendons longuement mais point d'adjoint du maire. Une personne s’approche de nous et après avoir présenté notre carte professionnelle nous réitérons notre demande. Celle-ci nous conduit alors vers l’étage supérieur où nous devons cette fois-ci rencontrer le deuxième vice-président qui sortait apparemment du bureau du maire. L’on apprendra alors que ce dernier venait d’arriver. C’était encore une fois peine perdue, puisque l’entretien se résumera à cette déclaration de l’adjoint au maire. «On s’excuse, nous ne sommes pas encore prêts. Repassez une autre fois». Sans commentaires. Mercredi, c’est déjà la grande chaleur, mais il n’y a pas encore la grande effervescence coutumière. En descendant vers le port, nous apercevons le centre de colonies de vacances de Naftal où on s’affaire à accueillir les premiers colons. C’est manifestement le plus grand centre de colonies à Marsat-El-Hadjadj ; Bethioua et la zone industrielle se trouvent à proximité de Port-aux-Poules. Un camion nacelle est stationné sur la route. On vérifie l’éclairage public. Au port, on apporte les dernières retouches au mur de protection. Quelques baigneurs sont là. Nous traversons la rue principale qui mène vers la grande plage. Les commerces sont déjà ouverts, à côté des nombreux cabanons dont la presque totalité des façades a été repeinte. Certains propriétaires procèdent à de menus travaux pour leur venue. Aujourd’hui, la mer est calme et quelques parasols sont installés ça et là en attendant la grande affluence. «Cela commencera dans quelques jours», nous dira un élément de la Protection civile en ajoutant que même durant le week-end dernier il n’y avait pas beaucoup de monde. Pour rallier Mascara, il faut faire un détour par Mostaganem. Difficile de joindre Mohamadia qui se trouve à une quarantaine de kilomètres. Nous étions venus par Sig via Alaïmia et Ras El Aïn Amirouche. La fin du territoire de la wilaya de Mascara se trouve à quelques encablures de Marsat-El-Hadjadj que nous apercevrons de l’endroit où une plaque indiquait que nous pénétrions dans cette commune. Le chauffeur de taxi nous fait savoir qu'à partir de Sig, ce sont trois bus qui la desservent quotidiennement sur ce trajet de 40 km et ceci à partir du 21 juin. Ils accusent apparemment du retard. Pour Sig et Mohammadia, la grande évasion, c’est vers Port-aux-Poules et l’on y vient aussi de Mascara. Sur les routes c’est voitures, motos et même bicyclettes et certains estivants préfèrent la baignade du côté d'El Magtaâ. Un été durant, Marsat-El- Hadjadj sortira de sa léthargie et les commerces feront recette. Medebber M.
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