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Fin du suspense autour de ce fameux 3e mandat. Il l’a
décroché !
C’est le 3e mandat d’Ouyahia
à la tête du gouvernement !
Et c’est reparti ! En bons clients du carrousel, en accros «tournez manège»,
nous nous embarquons allègrement dans le nouveau train à suspense que l’on nous
met sous la plume régulièrement. Et là, depuis quelques petites heures, nous
nous interrogeons sur ce fameux discours à la Nation que le président Bouteflika
doit prononcer le 5 juillet prochain devant les militaires. «Il paraît qu’il va
y dire des trucs vachement importants !» «Moi, l’ami du parent d’un gars avec
lequel j’ai eu un petit accrochage en voiture m’a assuré qu’il devrait annoncer
ce que tu sais.» On le voit, pas de répit sur le front du kidnapping de la
pensée et du raisonnement. Ça en devient tellement ridicule que certains
kidnappés, avec beaucoup de bonne foi, nous assurent qu’à travers le ton adopté
par Abdekka dans son adresse aux militaires pourra être évalué l’état de ses
rapports avec l’institution militaire. Encore plus observateurs et plus
interprètes, d’autres décoderont ce rapport de force entre El-Mouradia et l’ANP
à travers l’attitude des militaires assis face à Abdekka. D’abord, seront-ils
assis sur de confortables fauteuils ou debout, quasiment au garde-à-vous comme
il l’avait exigé d’eux il y a quelques années, lorsqu’il était au faîte de sa
gloire ? Nos experts en postures assurent que debout ou assis, ce n’est pas
pareil du tout. Ainsi donc, de la capacité du raïs à se faire écouter debout ou
à tenter de se faire entendre par un parterre étoilé douillettement calé dans de
profonds fauteuils et passablement ennuyé de devoir tendre l’oreille pour
discerner des sons dépendront nos lectures du baromètre politique et du
classement des puissants. Je suppose que si le 5 juillet, les analystes en
postures et en tonalités présidentielles rentrent bredouilles de leur chasse, ne
décodent rien, ne décryptent aucun signal fort, ils nous dénicheront bien une
autre date pour animer le planning de leur «tourni manège». Pourquoi pas le 1er
novembre ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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