Sports : FOOTBALL
LES DEMI-FINALES ONT DÉSIGNÉ L’ALLEMAGNE ET… L’ESPAGNE POUR UN DUEL AU SOMMET
«La Roja» à un pas de la gloire


«Eblouissante», «merveilleuse» ou simplement «grande » : la presse espagnole déversait hier un torrent d'éloges sur «la Roja», qu'elle voit remporter la finale de l'Euro-2008, dimanche à Vienne contre l'Allemagne, après l'éclatante victoire face à la Russie (3-0), jeudi.

«L'Espagne a élevé le football à la catégorie des beaux arts», s'exclame en une le grand quotidien sportif As, sous un large titre écrit avec les couleurs Sang et Or de l'équipe nationale : «Bien sûr que nous pouvons (remporter le titre européen)!» Pour l'occasion, le titre et la une s'étalent sur deux pages, la première et la dernière du quotidien, avec une immense photo des joueurs espagnols célébrant un «festival de la sélection, qui a fini par danser face à la Russie d'Arshavin». Ce fut «le match parfait», ajoute As en pages intérieures. «Nous sommes les meilleurs», clame de son côté en une l'autre quotidien sportif madrilène Marca, rivalisant dans l'hyperbole. «Une symphonie triomphale », ajoute Marca, mettant en exergue le «récital» de Cesc Fabregas et les «grands buts» de Xavi, Güiza et Silva, les trois principaux artisans de la victoire. «L'Espagne éblouit l'Europe», écrit de son côté en une le premier quotidien espagnol El Pais, rappelant que la sélection atteint pour la troisième fois la finale d'un Euro, après un titre acquis à Madrid aux dépens de l'URSS en 1964 (2-1) et une finale malheureuse face à la France, à Paris en 1984 (2-0). «A un pas de la gloire», titre le journal El Mundo, qui estime que «si dimanche, devant l'âpre Allemagne, elle répète quelques mesures de la symphonie qu'elle a interprétée à Vienne devant la Russie, la victoire sera à portée de la Roja». La presse catalane n'est pas en reste : «Cette Espagne, oui», titre en une le quotidien El Periodico. La Vanguardia célèbre pour sa part une «Espagne merveilleuse », qui a «écrasé la Russie avec un grand football ». Au-delà de ces réactions euphoriques, la prudence reste toutefois de mise en vue de la finale contre l'Allemagne demain. «Il est indubitable que la Roja est la meilleure mais prudence, nous n'avons encore rien gagné», prévient Marca.

ESPAGNE
214 000 euros pour chaque joueur

Chacun des 23 joueurs de l'équipe d'Espagne de football touchera une prime de 214 000 euros en cas de victoire en finale de l'Euro-2008 contre l'Allemagne, dimanche à Vienne, a indiqué vendredi la Fédération espagnole de football. Ce montant, qui avait été annoncé en mai, «a été décidé avant le début de la compétition », a précisé à l'AFP un porte-parole de la RFEF. La Roja, après avoir battu la Russie vendredi en demi-finale (3-0), affrontera l'équipe d'Allemagne pour tenter de décrocher le deuxième titre européen de son histoire après celui de 1964. Le porte-parole n'a pas dit combien toucheraient les joueurs en cas de défaite
17 millions de téléspectateurs
Avec un pic d'audience à 17,15 millions de téléspectateurs au moment du troisième but espagnol, la demi-finale de l'Euro-2008 Russie-Espagne, remportée 3-0 par la Roja, a permis de battre jeudi soir un nouveau record d'audience en Espagne, a indiqué vendredi le site Internet de mesures d'audiences Barlovento Communication. Selon ce site, 17,15 millions de téléspectateurs étaient devant le petit écran à 22h26, au moment où David Silva a inscrit le troisième but espagnol (82’), soit 84,1% de parts de marché. D'après le quotidien El Mundo, l'audience enregistrée lors des quarts de finale, pourtant inférieure, avait déjà représenté un record, avec 16,2 millions de téléspectateurs. L'audience moyenne sur l'ensemble de la rencontre a atteint «12,87 millions de téléspectateurs », soit plus d'un million de plus que lors du match contre l'Italie (0-0 a.p., 4 t.a.b. à 2), dont la moyenne avait atteint 11,50 millions de téléspectateurs. L'Espagne, qui ne s'était pas qualifiée pour la finale d'un Euro depuis 1984 (défaite contre la France), affrontera l'Allemagne en finale, dimanche à Vienne. Le seul titre européen de la «seleccion» date de 1964. Mais l'équipe est «très confiante», notait jeudi soir le prince héritier Felipe, qui espère assister à la finale avec toute la famille royale espagnole, ainsi que le chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero. Dans la tribune officielle, c'est sûr, les places seront chères.
Le couple royal espagnol assistera à la finale à Vienne Le roi Juan Carlos d'Espagne et la reine Sofia assisteront demain à la finale de l'Euro-2008 entre l'Espagne et l'Allemagne, au stade Ernst-Happel de Vienne, a confirmé la Maison Royale à l'AFP hier. Ce seront les deux seuls membres de la famille royale qui assisteront, en principe, au match, a précisé un porte-parole. Le prince héritier Felipe, présent jeudi soir à Vienne avec son épouse Letizia pour la victoire de l'Espagne contre la Russie (3-0), avait exprimé l'espoir d'y retourner dimanche, tout en précisant qu'il ne «savait pas s'il y aurait des places» disponibles. Le couple royal avait déjà assisté à la victoire espagnole en quarts de finale contre l'Italie, dimanche dernier à Vienne. Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, sera également présent demain à Vienne, avant de se rendre en visite au Danemark en fin de soirée, a indiqué à l'AFP l'un de ses porte-parole. M. Zapatero, plutôt amateur de basket-ball que de football, n'avait assisté jusqu'à présent à aucun match de l'équipe espagnole pendant l'Euro. Il a pronostiqué vendredi que l'Espagne remporterait la finale sur le score de 3 à 1.

ALLEMAGNE
Les plus et les moins allemands

Les points forts et les points faibles de l'équipe d'Allemagne, avant la finale de l'Euro-2008 contre l'Espagne, dimanche (18h45 GMT) à Vienne. «Schweini» et «Poldi» : ils ont tous les deux 23 ans et un aplomb remarquable. Deux ans après leur révélation sur la scène internationale lors du Mondial-2006, Bastian Schweinsteiger (2 buts) et Lukas Podolski (3 buts) sont, par leur constance et leur audace, les véritables leaders allemands. Pourtant, le tournoi avait mal débuté pour Schweinsteiger, relégué sur le banc des remplaçants, puis exclu contre la Croatie. Mais comme Podolski, en pleine incertitude début juin après deux saisons médiocres au Bayern Munich, le milieu offensif a transformé sa frustration en une inépuisable source de motivation. Le sélectionneur Joachim Löw accorde la plus grande importance à la condition physique de ses joueurs, car elle est le socle du football offensif qu'il prône. Si Klinsmann était parti de très bas, Löw profite du travail de fond accompli depuis quatre ans avec les spécialistes américains de la société Athlete Performance. Bien avant le début du tournoi, chaque joueur sélectionnable avait reçu un programme personnalisé d'entraînement. Pendant la première semaine de leur stage de préparation, les Allemands n'avaient pas touché un ballon pour travailler leur endurance et leur explosivité, ce qui leur a permis, comme contre la Turquie, de jouer au même rythme ou presque pendant 90 minutes. Après cinq matches, Löw peut compter sur un effectif encore complet, sans blessés. Avec un mental fort, les Allemands ont digéré la défaite contre la Croatie au premier tour (2-1), puis le retour in extremis des Turcs en demifinales (3-2). Comme l'assure Löw, «personne, dans l'encadrement ou parmi les joueurs, n'a jamais douté, car nous sommes convaincus de ce que nous faisons depuis deux ans». «On n'a peut-être pas bien joué, mais on croit à nos qualités bien allemandes», renchérit Schweinsteiger. Cette équipe, comme beaucoup de ses devancières, ne baisse jamais les bras. Depuis le Mondial-2006, l'Allemagne est réconciliée avec son équipe nationale, qui suscite dans tout le pays enthousiasme et fierté. L'équipe de Joachim Löw n'a fait que renforcer ce processus en remportant quatre matches, avec, en particulier, une victoire éblouissante contre le Portugal en quarts de finale (3-2). Depuis la finale de l'Euro- 1996, la Nationalmannschaft n'avait plus gagné le moindre match dans une phase finale d'un Championnat d'Europe. Les traumatismes de 2000 et 2004 sont donc bien effacés. Les Michael Ballack, Lukas Podolski et consorts peuvent aussi mettre un terme à douze années sans trophée, une période de disette inhabituellement longue pour le football allemand. Cette équipe allemande a aussi des moins. L'Allemagne peut-elle vraiment remporter le trophée avec une équipe qui affiche une fébrilité et des sautes de concentration en défense ? Six buts concédés en cinq matches, c'est plus qu'aucun finaliste d'un Championnat d'Europe à l'exception de la France (2000) et de la République tchèque (1996). A 38 ans, le gardien Jens Lehmann ne respire pas la sérénité, tandis que Christoph Metzelder, absent pendant cinq mois sur blessure, reste loin de son meilleur niveau. Heureusement que Philipp Lahm tient la Nationalmannschaft à bout de bras et surtout que l'Allemagne marque beaucoup (10 buts). Alors qu'elle avait fait preuve d'une redoutable régularité en qualifications pour l'Euro- 2008, l'Allemagne de Löw n'arrive pas à enchaîner deux bons matches. Convaincants contre la Pologne (2-0), les Allemands avaient mordu la poussière contre la Croatie (2- 1) trois jours plus tard. Irrésistible contre le Portugal en quarts (3-2), ils ont peiné contre la Turquie dans le dernier carré (3-2). La logique veut donc qu'ils dominent les Espagnols en finale.
A voir…

Frings devrait débuter la finale contre l'Espagne
Le milieu de terrain allemand Torsten Frings, relégué sur le banc des remplaçants depuis deux matches à cause d'une blessure aux côtes, devrait débuter la finale de l'Euro-2008 contre l'Espagne, dimanche à Vienne. «Je me sens vraiment très bien, je n'ai presque plus aucune douleur et j'ai moi-même été surpris par la vitesse à laquelle tout a été réglé», a expliqué vendredi Frings (76 sélections dix buts) à l'occasion du point-presse quotidien de l'équipe d'Allemagne. Frings avait été blessé aux côtes lors de la dernière rencontre de la phase de groupes remportée par l'Allemagne devant l'Autriche (1-0). Il ne figurait pas sur la feuille de match contre le Portugal en quarts de finale (3-2) et n'avait pas débuté la demi-finale contre la Turquie (3-2). «J'ai hâte de jouer la finale», a-t-il ajouté.

JOACHIM LÖW
«Les Espagnols sont imprévisibles»

Le sélectionneur de l'Allemagne, Joachim Löw, a qualifié vendredi l'Espagne, adversaire de la Nationalmannschaft en finale de l'Euro-2008 dimanche à Vienne, d'équipe «imprévisible ». «Les Espagnols ont livré une prestation impressionnante » contre la Russie en demi-finales (3-0), a reconnu Löw sur le site Internet de la Fédération allemande de football. «Depuis le début du tournoi, ils évoluent à un niveau de jeu très élevé et sont très bons techniquement», a poursuivi le sélectionneur allemand. «C'est une équipe qui varie encore plus son jeu que le Portugal, les milieux de terrain changent constamment de positionnement et évoluent très près de leurs attaquants. C'est vraiment une équipe imprévisible», a-t-il conclu. Löw a suivi la rencontre à la télévision avec son adjoint Hans-Dieter Flick, l'entraîneur des gardiens de but Andreas Köpke et le manageur général de la sélection allemande, Oliver Bierhoff. Le Suisse Urs Siegenthaler, chargé de la supervision des adversaires de l'Allemagne, a assisté à la demi-finale dans les tribunes du Ernst-Happel Stadion de Vienne. L'Allemagne s'est qualifiée pour la finale, sa première dans un Euro depuis son titre de 1996, en battant la Turquie mercredi (3-2).

TURQUIE
Fatih reste à la tête de l'équipe turque

Fatih Terim, qui avait fait ses adieux aux joueurs dans les vestiaires après l'élimination de la Turquie en demi-finale de l'Euro- 2008 contre l'Allemagne, mercredi (3-2), restera à la tête des Rouge et Blanc, selon Hasan Dogan, président de la Fédération turque de football. «Nous avons parlé dans l'avion de retour de Bâle», jeudi, a déclaré Dogan sur le site internet de la fédération. «Fatih Terim est en ce moment à la tête de l'équipe nationale (...), inch Allah, il le sera en 2010 aussi». Terim était «sous grande pression » quand il a fait ses adieux, a ajouté sur le même site web Levent Kizil, responsable des équipes nationales au sein de la fédération. «Je suis convaincu qu'il restera.» «Terim reste», titraient plusieurs journaux vendredi. Selon le quotidien à grand tirage Hürriyet, Terim aurait répété ses adieux lors d'une réunion jeudi avec des responsables de la fédération, dont Dogan, qui lui aurait adressé une fin de non-recevoir. «Nous sommes très contents de vous, nous vous faisons confiance, nous n'avons jamais perdu cette confiance et nous souhaitons continuer avec vous jusqu'en 2010», aurait dit M. Dogan, selon Hürriyet. Terim aurait alors demandé davantage d'autorité sur l'ensemble des équipes turques, qu'il dirige déjà, et aurait accepté de rester après que la fédération eut accédé à sa demande, selon ce journal. Selon le quotidien populaire Vatan, le ministre d'Etat chargé des Sports, Murat Basesgioglu, serait également intervenu pour empêcher le départ de Terim — probablement dans un club européen qui n'a pas été nommé — mais la situation serait moins claire. «Terim va s'enfermer avec sa famille à Bodrum», station balnéaire sur la côte égéenne où «l'empereur» a une résidence secondaire, «et ne décidera qu'après les vacances», selon ce journal

 

Le trophée : 18 cm de haut et 2 kg de plus
La Coupe Henri-Delaunay, qui sera remise au vainqueur de la finale l'Euro-2008 Allemagne - Espagne, dimanche à Vienne, est plus grande de 18 cm et plus lourde de 2 kg que la précédente version soulevée par Theodoros Zagorakis, capitaine de la Grèce, victorieuse en 2004. Ce trophée, qui porte le nom d'Henri Delaunay, ancien secrétaire général de la Fédération française de football et à l'origine de la création du Championnat d'Europe des nations, pèse au total 8 kg et mesure 60 cm de haut. Il y a d'autres petites modifications par rapport à la version précédente. Le petit joueur qui jonglait avec un ballon, présent à l'arrière du trophée, a été enlevé, tout comme le socle en marbre. La base argentée du trophée a été élargie pour le rendre plus stable. Les noms des pays vainqueurs qui apparaissaient sur le socle sont désormais gravés sur l'arrière de la coupe qui est fabriquée en argent fin.

Un ballon spécial pour la finale
Un ballon spécial, baptisé «Europass Gloria» sera utilisé lors de la finale de l'Euro-2008 Allemagne-Espagne , dimanche à Vienne, a indiqué vendredi l'équipementier Adidas. Les trente ballons qui seront utilisés pour la finale présenteront un aspect argenté et porteront le nom des deux finalistes, avec la date et le lieu de l'ultime match. Lors des trente premiers matches de l'Euro, les équipes ont utilisé un ballon noir et blanc .

 

RUSSIE
«La fin d'un conte de fées»

La presse russe a déploré vendredi «la fin d'un conte de fées» pour la Russie, après la défaite de l'équipe russe jeudi en demi-finales de l'Euro-2008 avec l'Espagne (3-0) à Vienne.
«Le temps des miracles passe très vite», titre vendredi le journal officiel Rossiïskaïa Gazeta. «Hier soir, on a vu la fin d'un beau conte de fées intitulé la Participation de l'équipe de Russie à l'Euro-2008», s'attriste- t-il. «Un conte de fées européen est fini pour l'équipe de Russie», lui fait écho le quotidien populaire Tvoï Den. Mais il appelle tous les supporteurs des joueurs russes «à ne pas perdre l'espoir». «On n'avait pas honte pour nos gars au cours de ce championnat. Ils nous ont donné plusieurs raisons d'être fiers d'eux», souligne le journal. «On veut croire que dans deux ans, lors de la Coupe du monde, personne ne pourra nous arrêter ! (...) Nous sommes prêts à attendre, Guus !», poursuit-il, en s'adressant au sélectionneur néerlandais de l'équipe russe Guus Hiddink. En dépit des résultats de la demi-finale, l'équipe russe «a fait une vraie sensation à l'Euro-2008, et des clubs européens la déchirent maintenant» pour acquérir ses meilleurs joueurs Arshavin et Pavlyoutchenko, constate, pour sa part, un autre quotidien populaire, Komsomolskaïa Pravda, Le quotidien sportif Sovetski Sportreste aussi optimiste, en affirmant que l'équipe de Russie «a tout devant elle». «Ils n'ont pas pu être qualifiés pour la finale, mais ils ont offert à la Russie la foi dans l'avenir du football russe», souligne le journal.
La révélation

L'éclosion d'Arshavin, même s'il est passé totalement à côté de sa demi-finale, doit être bénéfique pour le football russe. Si le joueur du Zenit Saint-Pétersbourg part à l'étranger — il rêve de porter le maillot du FC Barcelone — l'expérience qu'il retirera d'un grand club européen ne pourra être que bénéfique. Surtout en matière de gestion psychologique de la pression et des grands rendez-vous, ce qui lui a sans doute manqué face à l'Espagne. Le mercato estival dira aussi si les joueurs russes ont attiré l'attention des recruteurs. Ce qui serait aussi une bonne nouvelle pour le football russe. 

Prime de 250 000 euros en cas de victoire pour les Allemands
Les 23 joueurs de l'équipe d'Allemagne toucheront une prime individuelle de 250 000 euros s'ils remportent la finale de l'Euro-2008 contre l'Espagne, dimanche à Vienne, a rappelé hier l'encadrement de la Nationalmannschaft. En cas de défaite, les Allemands recevront 150 000 euros. Le montant des primes versées à l'encadrement, et en particulier au sélectionneur Joachim Löw, n'a pas été communiqué mais, selon la presse allemande, Löw pourrait recevoir pour le premier titre international de l'Allemagne depuis 1996 un demi-million d'euros.

L’équipe à Berlin lundi pour célébrer son… parcours
L'équipe d'Allemagne se rendra à Berlin lundi après-midi, quel que soit le résultat de la finale de l'Euro-2008 contre l'Espagne dimanche, pour remercier ses supporteurs de leur soutien, a annoncé vendredi l'encadrement de la Nationalmannschaft. Comme ils l'avaient déjà fait après le Mondial-2006, les joueurs allemands apparaîtront sur une tribune dressée au pied de la porte de Brandebourg, le centre symbolique et historique de la capitale allemande. La cérémonie devrait débuter vers 14h30 (12h30 GMT) et sera diffusée en direct sur les chaînes de télévision publiques allemandes, a précisé Oliver Bierhoff, le manageur général de l'équipe d'Allemagne. «C'est très important pour nous que l'équipe soit fêtée par ses supporteurs en Allemagne. Berlin est devenu, après le Mondial-2006, comme une deuxième maison pour nous», a-t-il expliqué. «J'espère que les employeurs et les écoles vont permettre à chacun d'être là pour célébrer l'équipe avant que les joueurs ne partent en vacances», a poursuivi Bierhoff. Lors de la demi-finale contre la Turquie (3-2) mercredi, près d'un demi-million de supporteurs s'étaient massés autour de la Porte de Brandebourg où sont installés des écrans géants. Après la troisième place de la Nationalmannschaft lors de la Coupe du monde 2006, une cérémonie similaire, avec musique et présentation de chaque joueur, avait réuni plusieurs centaines de milliers de supporteurs allemands. «Cette journée de 2006 nous avait beaucoup marqués mais il avait manqué quelque chose. On veut montrer à nos supporteurs un trophée », a espéré le milieu de terrain, Torsten Frings.

SONDAGE
Quatre Français sur dix pour le départ de Domenech
Un peu plus de quatre Français sur dix (42%) souhaitent que le sélectionneur de l'équipe de France de football, Raymond Domenech, quitte son poste après l'échec des Bleus lors de l'Euro-2008 tandis que 25% réclament son maintien, selon un sondage CSA publié vendredi par Le Parisienet Aujourd'hui en France. Si 71% des personnes interrogées estiment que Domenech est courageux, ils sont en revanche équitablement partagés sur sa compétence (50% contre 50%). Le conseil fédéral de la Fédération française de football (FFF) se réunit le 3 juillet pour décider du sort du sélectionneur. Le président de la FFF, Jean-Pierre Escalettes, s'est déjà déclaré favorable au maintien de Domenech jusqu'à la Coupe du monde 2010. Sondage exclusif de l'institut CSA réalisé les 25 et 26 juin pour Le Parisienet Aujourd'hui en Franceauprès d'un échantillon représentatif de 932 personnes âgées de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

Un ballon spécial pour la finale
Un ballon spécial, baptisé «Europass Gloria» sera utilisé lors de la finale de l'Euro-2008 Allemagne-Espagne, dimanche à Vienne, a indiqué vendredi l'équipementier Adidas. Les trente ballons qui seront utilisés pour la finale présenteront un aspect argenté et porteront le nom des deux finalistes, avec la date et le lieu de l'ultime match. Lors des trente premiers matches de l'Euro, les équipes ont utilisé un ballon noir et blanc

Beckenbauer juge Lehmann en «très bonne forme»
La légende du football allemand Franz Beckenbauer a apporté vendredi son soutien au gardien de but de la Mannschaft, Jens Lehmann, mis en cause pour plusieurs «boulettes», avant la finale de l'Euro-2008 qui opposera dimanche l'Allemagne à l'Espagne à Vienne (18h45 GMT). «Lehmann est en très bonne forme actuellement. Si l'Allemagne n'est pas championne d'Europe, ce ne sera certainement pas à cause du gardien», a déclaré à l'AFP l'ancien champion du monde, qui avait par le passé vivement critiqué le portier allemand, âgé de 38 ans. Bon contre le Portugal en quarts de finale (3-2), le joueur d'Arsenal, qui rejoindra Stuttgart à l'issue de l'Euro, a fait preuve de fébrilité en demi-finales contre la Turquie, encaissant deux buts évitables (3-2). «Sur ces deux buts, il a surtout été abandonné par ses défenseurs », a estimé Beckenbauer, qui a jugé «inexplicable» l'irrégularité manifestée par les Allemands dans le tournoi, où ils se sont révélés incapables d'enchaîner deux bons matches. «Si le rythme est respecté, ils devraient être bons dimanche», a plaisanté Beckenbauer.

Une «malformation cardiaque» empêche Thuram de signer au Paris-SG
 
Le défenseur central Lilian Thuram (36 ans), qui devait signer au Paris-SG, a annoncé vendredi lors d'une conférence de presse qu'il souffrait d'une «malformation cardiaque», détectée lors de la visite médicale, qui l'empêche de s'engager avec le club parisien. «Si je tiens cette conférence de presse, ce n'est malheureusement pas pour annoncer mon engagement au Paris-SG, mais pour vous dire que les médecins ont détecté une malformation cardiaque, a déclaré le joueur. Il semble que ce soit la même maladie que mon frère a eue il y a quelques années et qui lui a coûté la vie sur un terrain de basket.»





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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/06/28/article.php?sid=70158&cid=5