Les marchandises palestiniennes pourront désormais pénétrer le marché algérien sans payer de taxes douanières. La convention qualifiée d’«unique» est une première dans son genre. Seule la Palestine bénéficie de ce traitement de faveur. Selon Djaâboub, le ministre du Commerce, ce ne sont pourtant pas les demandes qui manquent. «Vous ne pouvez imaginer le nombre de sollicitations que nous recevons. C’est un véritable bal de délégations au ministère du Commerce pour bénéficier des exonérations», a-t-il affirmé. Pour l’heure, c’est la Palestine la grande bénéficiaire en vertu de la convention signée hier entre l’Algérie et l’Etat de Palestine et qui vise à offrir à l’économie palestinienne une bouffée d’oxygène. En dépit d’un embargo qui dure depuis des années, la Palestine prétend exporter des huiles, de la céramique, du marbre, des médicaments et des chaussures. Ces produits bénéficieront d’un traitement préférentiel selon les termes de la convention qui a introduit l’obligation de l’accompagnement de ces derniers par un certificat d’origine. Ce dernier est considéré comme un garde-fou qui devrait empêcher des marchandises non palestiniennes de profiter de ces exonérations. Il s’agit, selon le ministre du Commerce, de veiller à ce que les produits israéliens ne puissent pénétrer en Algérie. «Les Palestiniens connaissent notre grande susceptibilité à l’égard de tout ce qui est israélien. Il n’est pas question que ces produits trouvent un chemin vers un marché qui n’en veut d’ailleurs pas. Il s’agit d’un rejet populaire », a tenu à dire le ministre du Commerce qui a présidé hier la cérémonie de signature de ladite convention avec son homologue palestinien. Interrogé sur la présence de marchandises israéliennes sur certains étals, le ministre du Commerce a affirmé qu’il s’agissait souvent d’amalgames faits par certains importateurs qui confondent l’hébreu avec des langues qui s’y rapprochent. Pour Djaâboub, ce n’est certainement pas cette crainte qui freinera le commerce avec l’Etat de Palestine puisque la décision est plus d’ordre politique qu’économique. Il s’agit en effet de réaffirmer la position de l’Algérie vis-à-vis de la question palestinienne et d’aider la Palestine de sortir du marasme économique dans lequel elle se débat. A terme, l’objectif est de transformer les simples échanges commerciaux en véritable partenariat. Le ministre du Commerce a annoncé à ce sujet la création d’un conseil d’hommes d’affaires algéro-palestinien en attendant la mise en place d’une chambre de commerce. N. I.
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