Tout a commencé en décembre 2006 lorsque le projet de construire une annexe de la Bibliothèque nationale avait été approuvé et son AP de l’ordre de 50 millions de DA dégagée. La chose étant acquise, il ne restait aux responsables de la direction de la culture qu’à entamer les procédures d’usage, le lancement des concours d’architecture. Cependant, et voyant que le premier terrain choisi présentait beaucoup d’inconvénients, la direction de la culture a opté pour un autre situé à proximité du centre universitaire. Or, malgré le changement de terrain, la direction de la culture avait du mal à avoir un dossier répondant à toutes les normes pour être choisi. Près de 18 mois sont passés entre le lancement de ces concours via la presse nationale et leurs consultations par le jury constitué d’architectes et des directeurs de la culture et de l’urbanisme, et de la construction. Au total, deux avis d’appel d’offres et deux autres consultations restreintes, lancés, se sont avérés infructueux. Cependant, au sujet de cette infructuosité, deux bureaux d’études qui ont été soumissionnaires pour cette annexe, se sentant lésés dans leurs droits, ont émis des réserves quant à la manière avec laquelle cette opération a été menée. D’après eux, la direction de la culture avait tout fait pour aboutir à cette infructuosité et ce, afin de céder cette étude au gré à gré. Face à ces accusations, la direction de la culture par la voix de la préposée à ce dossier reste sereine et considère que ces avis et autres consultations ont été lancés dans la transparence totale avec au final 14 projets qui se sont tous avérés infructueux pour diverses raisons. Et notre interlocutrice de nous déballer sur son bureau les différents dossiers et la nature des rejets dont les plus en vue sont le dépassement de la surface du projet de plus de 10% alors que le cahier des charges stipule que la surface totale ne devait pas dépasser les 10% et l’élimination des études qui n’ont pas pu récolter la note de plus de 12 points sur 25. En d’autres termes, des études médiocres qui ne seyaient pas au standing d’une annexe de la Bibliothèque nationale. Aussi, et pour ce qui est du gré à gré, la responsable de la direction de la culture estime que cette étude a assez duré et qu’elle aurait aimé que le choix du bureau d’études fut fait lors des consultations. Cependant, vu ces dossiers infructueux et devant l’urgence de la situation, le jury a agi, selon la loi, en s’inspirant de l’article 38 du code des marchés qui autorise l’octroi du marché de gré à gré en pareil cas. En outre, notre interlocutrice dira que le bureau d’études choisi, le BET Bel-Abbès, figure à la meilleure place dans le classement avec une bonne présentation du projet. Cela étant, rappelons que le site a été visité par le wali, ce jeudi, lors d’une sortie sur terrain dans la commune de Bouira, et le projet d’une superficie de 4 000 m2 lui a été présenté par le bureau d’études BET Bel-Abbès, qui a déjà réussi au concours lancé à Tizi-Ouzou pour un projet similaire. Signalons enfin que le projet nécessiterait une enveloppe de près de 18 milliards de centimes. Sur directives du wali, le projet devra être lancé au plus tard en novembre prochain pour un délai de réalisation de 12 mois. Y. Y.
Nombre de lectures : 134
|