Régions : TIZI-OUZOU
Portes ouvertes sur la formation paramédicale


La formation paramédicale comprend une vingtaine de disciplines enseignées dans les écoles spécialisées qui existent au niveau national. Celle de Tizi-Ouzou en dispense 12, entre autres, celles de laborantin, de secrétaire médicale, d’anesthésiste réanimateur, de soins généraux, de radiologiste, de soins du bloc opératoire, d’aide-soignant, mais elle recrute également pour le reste des formations dispensées dans d’autres établissements similaires du pays.
Ce sont tous ces profils ainsi que les conditions de recrutement et du déroulement socio-pédagogique de la formation qui sont mis à la disposition des candidats potentiels et de leurs parents à l’occasion des journées portes ouvertes sur les professions paramédicales organisées, pour la deuxième année consécutive, par l’école paramédicale de Tizi-Ouzou, du 28 juin au 4 juillet. L’école, qui vient de fêter la sortie de sa 24e promotion depuis son ouverture en tant qu’établissement distinct du CHU au cours de l’année scolaire 1983/84, se prépare à accueillir à la prochaine rentrée quelque 200 stagiaires dont 150 en internat des wilayas de Tizi-Ouzou, Béjaïa, Bouira, Boumerdès et des autres wilayas du Centre dépourvues d’écoles paramédicales, selon M. Hadad, le chef de l’établissement. Ce dernier vise, à travers les portes ouvertes qui se tiennent avant la publication des résultats du bac et de la fermeture des lycées, à informer et sensibiliser les candidats aux professions paramédicales. Des affiches sont placardées et des prospectus distribués au sein des établissements d’enseignement secondaire depuis déjà quelque temps en prélude à l’organisation des portes ouvertes, a-t-il indiqué. L’école paramédicale de Tizi-Ouzou, qui fonctionnait au sein du CHU avant l’ouverture de l’institution actuelle, est réputée pour la qualité de la formation et des diplômes qu’elle délivre. Vingt professeurs d’enseignement paramédical y exercent auxquels s’ajoutent des vacataires, puisés au sein du CHU et sollicités pour leurs compétences en qualité d’encadrement d’appoint de certaines matières. Limitée au plan des capacités d’accueil, la structure est sujette aux transformations et adaptations spatiales nécessaires pour faire face aux nouvelles technologies et besoins pédagogiques. Chaque année, l’école est assaillie par un flux de candidats plusieurs fois supérieur à ses capacités d’accueil. Aussi, l’accès est devenu difficile, il faut le bac en sciences de la nature et de la vie, en maths ou en chimie, plus un texte de sélection pour la plupart des disciplines enseignées. L’administration fait son possible pour accomplir la mission qui lui est assignée parmi lesquelles figure un centre de documentation d’environ 5 000 ouvrages couvrant toutes les spécialités, ouvert jusqu’à 22h, y compris aux étudiants du CHU, ainsi qu’une médiathèque récemment mise à la disposition des stagiaires (85% de filles). Il y a, indique encore le chef d’établissement, trois types de statuts : des stagiaires sages-femmes, des auxiliaires médicaux anesthésistes et réanimateurs et, enfin, paramédicaux. L’école est utilisée au maximum et parallèlement à la formation classique, des séminaires, colloques et conférences et journées d’étude sont régulièrement organisés à l’image des portes ouvertes sur la néonatalogie, qui ont eu lieu le 26 juin, et de dix séminaires de formation continue et de recyclage lancés depuis quelques jours par le ministère sur des thèmes tels que la cardiologie, le diabète, les maladies respiratoires…
B. T.



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/06/30/article.php?sid=70235&cid=4