L’insistance du ministre de l’Education nationale sur la question du rachat dans les examens du BEM et du bac, réaffirmant son refus catégorique à cette option, ne semble pas convaincre le Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE), qui rouvrent ce chapitre en interpellant le ministre Benbouzid pour revenir sur sa décision. Rosa Mansouri - Alger (Le Soir) - Dans une conférence de presse organisée hier, le président de ce syndicat, M. Abdelkader Boudjenah, a expliqué que le recours au rachat s’impose pour les recalés de l’examen du BEM, justifiant cela par la difficulté des sujets des matières de maths et histoire-géographie, qui étaient inaccessibles y compris pour les élèves les plus brillants. A la question de savoir pourquoi le syndicat a attendu l’annonce des résultats pour dénoncer la complexité des sujets, le conférencier a répondu que plusieurs courriers de parents d’élèves et de correcteurs leur sont parvenus et les ont fait réagir. «Les correcteurs ont confirmé que les sujets de maths et d’histoire-géographie sont à l’origine de l’échec d’une grande partie des candidats », dit-il. Suite à ce constat, M. Boudjenah lance un appel pour le rachat des élèves ayant obtenu une moyenne dépassant 9/10. «Si le ministère répond favorablement, c’est un autre problème qui sera réglé. Celui de la surcharge des classes dans les collèges à partir de la rentrée prochaine», a signalé l’orateur, qui touche, en effet, à un problème de fond, appréhendé même par le ministère de l’Education. L’accès de tous les élèves de la 5e année du nouveau système et ceux de la 6e année de l’ancien système au cycle moyen, ajoutés aux recalés du BEM, engendrerait une surcharge des classes jamais enregistrée dans le moyen. La tutelle se prépare déjà à cette situation, en réceptionnant un nombre important de nouvelles infrastructures, notamment à l’intérieur du pays. Mais le problème est-il réglé pour la capitale ? En tout cas, la rentrée scolaire qui marque une nouvelle ère, issue des réformes, s’annonce critique en matière de places. Beaucoup d’infrastructures ne seront pas réceptionnées à temps, sans parler de l’encadrement dans le moyen, appelé à être doublé. R. M.
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