«L’UGTA est représentative dans le secteur économique mais elle n’existe plus actuellement dans la Fonction publique. Je les défie de faire réussir un mouvement de protestation parmi les fonctionnaires, tous corps confondus», prétend Meziane Meriane, coordinateur de l’intersyndicale née du mouvement protestataire mené récemment par les syndicats autonomes, et ce, dans un point de presse tenu hier à Constantine en marge de l’installation de la section Snapest de cette wilaya. Il précisera que son syndicat est représenté à travers 36 wilayas et même au fin fond du Sahara avec pas moins de 35% des effectifs des enseignants du secondaire. M. Meriane, tout en émettant l’intention d’instituer dans les mois à venir une organisation sous forme de fédération ou de confédération sur la base de cette fameuse intersyndicale, a précisé, par ailleurs, que c’est à l’université d’été des syndicats autonomes qui se tiendra bientôt de décider d’une feuille de route portant les actions à entreprendre pour la rentrée sociale prochaine. Il dira, néanmoins, que le dialogue est rompu avec la chefferie du gouvernement qui, dans sa «fuite en avant», refuse d’aborder les syndicats autonomes comme un partenaire social représentatif. «C’est vrai que les portes du dialogue sont ouvertes au niveau des ministères et de leurs représentations à travers le territoire national, mais notre revendication primordiale, à savoir les salaires, se discute à ce niveau de la responsabilité », dira-t-il. Et d’ajouter que le gouvernement ne considère jamais la représentativité comme un élément essentiel dans la négociation avec les représentants des travailleurs, mais préfère un seul syndicat, docile soit-il. Sur un autre chapitre, il appuiera la position de ses «camarades» hospitalo-universitaires s’agissant du rejet du principe selon lequel leur tutelle aborde le sujet du régime indemnitaire en parlant de primes compensatrices au lieu de primes spécifiques. Selon ses termes, cette approche, qui reproduit le modèle français, ne peut s’appliquer en Algérie pour deux raisons. Premièrement, parce que les salaires en France sont indexés sur le pouvoir d’achat, ce qui n’est pas le cas chez nous. Deuxièmement, parce que les primes compensatrices compensent le pouvoir d’achat et ne répondent pas aux spécificités de certains corps de fonctionnaires. Meziane Meriane a également disserté au sujet des propositions de l’intersyndicale, rejetées d’ailleurs par le gouvernement. Il a considéré dans ce sens que les enseignants devront bénéficier d’un quota spécial de logements qui est, à ses yeux, un moyen d’accompagnement pédagogique comme il a revendiqué le paiement du «détachement» au professeur de l’enseignement secondaire et technique (Pest) qui veut faire des études supérieures afin d’améliorer son statut, bloqué, selon ses dires, par cet obstacle. Il s’est posé, également, la question de savoir pourquoi l’indemnité d’expérience professionnelle (IEP) continue, pour des raisons inconnues, d’être calculée sur la base de l’ancien régime (2% de l’ancien salaire de base). Lyas Hallas
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