Comment construire solide et à moindre coût, tout en gagnant du temps ? C’est la question à laquelle ont tenté de répondre plusieurs experts internationaux du bâtiment et des travaux publics (BTPH), lors du 1er séminaire international sur les technologies et les innovations en ce domaine, tenu hier à l’hôtel Hilton d’Alger. Les nombreux participants à cette rencontre, organisée par Sika El Djazaïr (filiale algérienne du groupe suisse Sika), ont eu à débattre des matériaux utilisés actuellement dans le bâtiment et la construction des grands ouvrages d’art. Des entrepreneurs algériens ont saisi l’occasion pour s’imprégner des récentes techniques employées pour la prévention contre les catastrophes naturelles, comme les séismes qui touchent régulièrement notre pays. Le volet renforcement des structures par matériaux composites a bénéficié d’un grand intérêt de l’assistance qui a découvert les dernières innovations technologiques au profit du secteur du BTPH. M. Mohamed Bouhamadi, responsable de Sika Algérie, s’est attardé sur l’application de la fibre de carbone dans le renforcement de certaines structures. Il cite l’exemple d’un pont à Laghouat qui a été restauré en l’espace de 30 jours, pour un coût total de 11 millions de dinars. Selon lui, la construction d’un nouveau pont au même endroit aurait coûté à l’Etat la somme de 270 millions de dinars et les travaux auraient pris plus de temps. L’intervenant a multiplié les exemples sur les cas d’emploi des nouveaux systèmes de renforcement des structures, considérés faciles, performants et surtout économiques en temps et en argent, des atouts que cherchent les pouvoirs publics et les entreprises. L. M.
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