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FLN. C’est la guerre de succession. Les contestataires
veulent refaire le coup du redressement à Belkhadem.
Certains ont même proposé d’utiliser des dobermans
pour le faire partir. S.V.P ! Pas ça ! La vie de ces…
… pauvres bêtes est déjà assez
dure comme ça !
Je suis vert de jalousie ! Tu passes toute ta vie à étudier. Tu te bousilles
les poumons à sniffer la poudre de craie que tes profs te distribuent
gratuitement sur l’estrade. Tu t’esquintes les neurones ensuite à rédiger, à
écrire, à élaborer des thèses, des contre-thèses, des études, des commentaires,
des contributions, des communications et tout le bastringue, tu prends option
sur la loi, la république et la démocratie contre la hogra, la dictature et la
peste verte, et au bout, au bout du bout arrive Droudkel. Déjà, normalement,
avec un nom pareil, il ne devait pas arriver. Pourtant, il est là. Et en plus
d’être là, l’enfoiré intrus, il se met en tête de commettre des massacres,
individuels, en petits groupes et de masse. Là, déjà, tu te dis «le gars abuse».
Mais t’as bon espoir qu’un jour ou l’autre tout cela va s’arrêter et que nous ne
lirons plus son nom dans les journaux du pays. Grave erreur, mon frère. Droudkel
a de l’ambition. Et il a un plan média pour assouvir son ambition. Il a le sens
du public-relations très large, à l’international. Et son jour de gloire arrive.
Le moment de la consécration suprême. Le petit égorgeur de douar, le traficoteur
de mahchoucha à la petite semaine, le braqueur de chômeurs et l’assassin de
veuves se voit interviewer par la crème des journaux planétaires, le must des
canards, le fin du fin de la presse qui compte sur les cinq continents confondus
: Le New York Times ! Rien que ça ! Il n’a pas choisi Le Provençal, La Gazette
du Béarn ou l’édition régionale de La Voix du Canton de Bâle. Non ! Il s’est
tapé le New York Times, l’enflure. Allez ! Va après ça apprendre à tes enfants
que la voie du succès et de la célébrité, c’est le travail honnête et le respect
des lois. Vous voulez savoir ? J’suis dégoûté ! Tellement dégoûté que je fume du
thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L
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