11% des candidats au bac se sont trompés sur le sujet d’anglais. Même si ce chiffre peut paraître insignifiant, il n’en demeure pas moins que la responsabilité de l’Office national des concours et examens n’est pas à écarter, surtout lorsqu’on convertit le pourcentage en chiffres et qui nous donne près des 60 000 candidats qui ne se sont pas rendus compte de cette erreur, combien technique. Rosa Mansouri - Alger Le Soir) - Répondant aux inquiétudes des candidats et de leurs parents sur cette question, le ministre de l’Education nationale, M. Boubekeur Benbouzid, rencontré hier aux 3es olympiades des métiers qui se déroulent à la Safex, dira que «des mesures ont été prises et que le barème de correction a été adapté pour cette catégorie de candidats, avec beaucoup de souplesse et d’équité pour que les efforts de tout un chacun soient valorisés». Le ministre rejette sans controverse toute idée de revenir sur ses décisions concernant le rachat dans tous les examens, que ce soit le BEM ou le baccalauréat. Il répond directement au président du Syndicat national des travailleurs de l’éducation, M. Abdelkader Boudjenah, qui l’a sollicité pour le rachat des recalés du BEM qui ont obtenu entre 9 et 10 de moyenne. «Il n’est pas question de faire marche arrière. Je ne suis pas contre ceux qui font du syndicalisme, mais il est inadmissible que des personnes fassent du syndicalisme pédagogique. On ne l’accepte pas», insiste le ministre qui n’écarte pas la possibilité d’ester en justice les responsables de ce syndicat s’ils continuent leur agitation. «Les examens ne sont pas politiques», réaffirme- t-il. Le ministre se refuse, par ailleurs, à tout commentaire sur les résultats du bac qui, dit-il, seront affichés entre le 9 et le 10 juillet. Abordant la rentrée scolaire, notamment au niveau de l’enseignement moyen qui enregistrera, selon ses propos, «un tsunami d’élèves», le ministre soulignera que des moyens énormes ont été mis en place pour gérer au mieux cette situation. Toutefois, il ne se fait pas d’illusions quant à la survenue de perturbations au sein des établissements du cycle moyen, malgré la réception prochaine de 420 CEM et 5 000 nouvelles classes. «Nous allons être confrontés à des classes surchargées, accueillant jusqu’à 40 élèves», dit-il, en précisant que cette situation s’améliorera au fur et à mesure de la réception de la totalité des 1 000 établissements en construction sur le territoire national. «D’ici deux années, tout ira pour le mieux», atteste-t-il encore. Sera-t-il de même pour l’encadrement où le ministère de l’Education nationale continuera à fonctionner avec un grand nombre de vacataires. Selon le premier responsable du secteur, 26 000 postes budgétaires seront ouverts d’ici la rentrée scolaire dans tous les paliers. Plusieurs sessions de concours de recrutement seront organisées d’ici la fin du mois en cours. R. M.
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