ARBORICULTURE RUSTIQUE
Un potentiel de pistachiers de 36 ha
Une nouveauté à Sidi-Bel-Abbès, l’intérêt particulier que portent les
agriculteurs pour l'arboriculture rustique en général (amandier,
olivier) et en particulier le pistachier qui produit un fruit très
prisé.
Cet engouement est suscité par l’aide de l’Etat dans le cadre du
FNRDA. Un potentiel de pistachiers de 36 ha est situé dans le sud de la
wilaya de Sidi-Bel- Abbès notamment dans la région de Teghalimet, Mcid,
Roulay Sl’issen, et Mezaourou, sachant que le pistachier prospère sur
les terres arides. Sur les 36 ha de pistachiers épars, 10 ha sont en
production depuis l’ère des domaines autogérés et 26 ont été plantés
récemment dans le cadre de l’appui aux fellahs. Il convient de souligner
que la culture du pistachier n’est pas un investissement assuré mais
cependant, avec le dispositif du FNRDA, les agriculteurs ont surmonté
leur crainte et tenté l’expérience avec des petites superficies d’une
dizaine de plants par fellah. Les jeunes plantations connaissent
jusque-là une bonne évolution et une production importante est attendue
dans les prochains mois. Un ha donne 100 pistachiers et chaque plant
produit en moyenne deux à deux kilogrammes et demi de fruits. Si
l’expérience s’avère dans les prochains mois concluante, la plantation
des pistachiers sera plus importante.
Effet bénéfique des pluies tardives sur les cultures maraîchères
Sidi-bel-Abbès est classée pour la saison 2008 sinistrée en
céréaliculture avec un rendement qui n’a pas excédé les quatre quintaux
à l’hectare alors que la wilaya en compte 200 000 ha et ce, à cause de
la faible pluviomètrie qui a enregistré 107 mm, soit le 1/3 seulement
des quantités normales saisonnières. Les pluies tardives de mai ont
aussi causé de graves préjudices aux cultures sans oublier les vents
secs et les gelées au cours de l’année. Mais cependant si le climat a
influé négativement sur les céréalicultures et occasionné un sinistre de
87%, les pluies tardives de mai et début juin ont été bénéfiques aux
cultures maraîchères qui ont enregistré un très bon rendement. Selon le
premier responsable des services agricoles, pour les 330 ha d’oignons,
le rendement escompté est de 49 500 q pour les 131 ha de tomates, 32 750
qx pour les 800 ha, la pomme de terre (consommation et multiplication),
228 000 qx pour les 161 ha de poivrons, 16 100 qx pour les 113 ha de
carottes et navets, 13 560 qx. Notre interlocuteur a jugé satisfaisantes
les prévisions des rendements des cultures maraîchères pour cette année.
Sur les étals, le prix des cultures maraîchères évoquées plus haut a
connu une chute appréciée par la ménagère, 20 DA le kg de pomme de terre
alors que pendant de longs mois, elle s’était perchée sur les 60 et 70
DA ; 20 DA le kg de tomate, 10 DA le kg d’oignon, 25 DA le kg de
carottes, 30 DA et 40 DA le kg de poivron. A noter aussi l’arboriculture
à pépins telle que la pomme à noyau comme la prune, la pêche et
l’abricot et les fruits envahissent les étals à des prix défiant toute
concurrence.
A. M.
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