
Actualités : ALI TOUNSI PRÉSIDE LA SORTIE DE NOUVELLES PROMOTIONS La DGSN veut atteindre le chiffre de 200 000 policiers
Une trentaine de nouvelles Sûretés urbaines verront le jour prochainement dans la capitale. C’est ce qu’a indiqué hier le directeur général de la Sûreté nationale, M. Ali Tounsi. Cette déclaration a été faite en marge de la cérémonie de sortie de la 8e promotion d’agents de l’ordre public de l’Ecole de police de Kouba, baptisée au nom du martyr du devoir national Kermane Ahmed. A. Bettache - Alger (Le Soir) - Selon le directeur général de la Sûreté nationale, «la DGSN est en train de poursuivre son programme de renforcement de Ses structures tant en moyens humains que matériels ». Il indiquera que le «processus entamé depuis trois années se poursuit toujours et a commencé à donner des résultats sur le terrain». A ce propos, il soulignera que la Sûreté nationale a acquis un nouvel équipement sophistiqué qui lui a permis de mener à bien sa mission, celle de la protection des personnes et des biens. En évoquant le volet équipement, le directeur général de la police nationale a ajouté que «les éléments de la Sûreté nationale sont de plus en plus sur le terrain, à l’écoute des préoccupations des citoyens». De ce fait, a-t-il souligné, «une bonne partie des nouvelles structures policières qui verront le jour prochainement sont à la demande des citoyens», soulignant que le «rapport citoyenpolice est en amélioration constante». En guise d’argument, il affirmera que depuis «les attentats d’avril 2007, les citoyens se sont impliqués davantage dans la lutte antiterroriste ». «Ils n’hésitent pas un instant à prendre attache avec les services de police pour les informer du moindre mouvement suspect.» Le directeur général de la Sûreté nationale compte renforcer ses troupes. D’ici à la fin de l’année en cours, quelque 60 000 nouveaux policiers seront déployés sur le territoire national. Avec ces nouveaux effectifs, le nombre d’agents de la Sûreté nationale, estimé actuellement à 140 000, atteindra 200 000 éléments. «Ces policiers seront déployés à travers toutes les wilayas du pays dans le cadre du programme national de couverture sécuritaire et de lutte contre toutes les formes de criminalité », avait déjà déclaré, jeudi, le DGSN. En effet, avec la dégradation de la situation sécuritaire à travers le pays, les autorités ont opté pour le renforcement de la présence policière sur le terrain. «Il s’agit de l’objectif fixé par les services de sécurité afin d’instaurer la sécurité partout dans le pays et à tous les niveaux de la société», a indiqué le patron de la DGSN. En effet, la couverture nationale actuelle étant de 1 policier pour 400 habitants. Le renforcement de cet effectif, qui est aujourd’hui de l’ordre de 140 000 agents de police, doit «nécessairement être accompagné d’une formation de qualité et de moyens adéquats, modernes et sophistiqués, pour lutter contre toutes les formes du crime organisé». En effet, ce programme permettra «à l’Algérie de réaliser ses projets de développement dans un climat de sécurité», avait ajouté M. Tounsi. Celui-ci faisant allusion à la série d’attentats suicides perpétrés dans la wilaya d’Alger et les régions limitrophes, ayant quelque peu ébranlé le pays. Aussi, les attaques kamikazes commises dans la capitale le 11 avril et le 11 décembre 2007 ont-elles incité l’Etat algérien à passer à la vitesse supérieure dans le cadre de la lutte contre le crime organisé en général et la lutte antiterroriste en particulier. La révision de la stratégie sécuritaire appliquée sur le terrain était alors devenue une condition sine qua non. A ce propos, il est important de rappeler les directives, on ne peut plus strictes, de M. Tounsi : «Nous sommes face à un ennemi qui ne recule devant rien pour faire parler de lui, y compris massacrer des innocents sans distinction, hommes ou enfants. Aussi, il n’y a que ceux qui peuvent assumer la charge de lui faire face qui vont rester dans nos rangs» et d’ajouter : «Il n’est plus question de fermer les yeux sur l’incapacité de certains à gérer les crises et les situations extrêmes dans la conjoncture actuelle.» Le directeur général de la Sûreté nationale a estimé que le nouveau programme mis en place «assurera certainement la sécurité des citoyens avec leur concours, dans une période de deux ans au maximum». A. B. youcefabder@hotmail.com
|