Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les examens du premire semestre 2007-2008 de la formation continue se sont déroulés du 28 juin au 2 juillet courant en l’absence d’un nombre important de professeurs concernés (PEM). Et pour cause, nous expliquent certains PME rencontrés au centre Bachir-Ibrahimi de Aïn- Témouchent, la majorité des PEM n’ont pas suivi de formation spécifique durant l’année en cours, car les journées consacrées à cet effet les lundis et jeudis après-midi ne peuvent leur permettre de suivre les 10 modules comme il se doit, en l’absence de documentation adéquate. Beaucoup de profs n’ont récupéré les documents nécessaires qu’à quelques jours seulement du début des examens . Autre raison qui a poussé les PEM à boycotter ces examens, la date de leur déroulement qui coïncide avec la fin de l’année scolaire, une année de labeur, dans des conditions climatiques non favorables (une chaleur torride). Sur les 235 PEM concernés par les examens, seule une centaine de profs de 1re, 2e et 3e années ont passé ces examens du 1er semestre, alors que les examens du 2e semestre ne sont pas encore fixés, soit en septembre (Ramadhan) ou en décembre. Les instituteurs eux aussi passent ces examens au CEM Ahmed-Ouriachi, certains d’entre eux n’arrivent pas à expliquer l’utilité des examens dans ces matières scientifiques ou même des langues étrangères alors qu’ils enseignent que la langue arabe. Plusieurs anomalies ont caractérisé le déroulement de ces examens, racontent les PEM, en commençant par l’horaire fixé pour la première épreuve à 8 h et la seconde à 14 h, ce qui fait que les profs ne savent pas où aller durant ces 4 heures d’attente, le lieu de restauration au lycée Malika-Hamidou à la nouvelle- ville, soit plusieurs kilomètres du centre d’examen. Autre anomalie, des questions proposées non conformes à la documentation de certaines matières ou des sujets sans questions (voir le sujet de la 3e AM français dans le module de sociolinguistique) auquel les PEM n’ont pu répondre. Enfin, les professeurs s’interrogent encore sur l’issue du diplôme qui leur sera délivré, un DES ou un LMD, une confusion à laquelle même le personnel administratif du centre de l’UFC ne peut répondre clairement. S. B.
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