Quelle malédiction a frappé le CSC ? Le club peine à trouver preneur depuis pratiquement la destitution de Hammoudi Ghoualmi. Les membres de l’assemblée générale, dont personne, y compris les responsables de la direction de la jeunesse et des sports, censée assumer le rôle de régulateur, ne sait combien sont-ils réellement, n’ont pu trouver une solution à ce problème. Le candidat potentiel, présenté 72 heures avant comme le sauveur du club, s’est finalement retiré. En effet, de commission en commission, ils n’arrivent plus à modérer la désillusion de la rue qui ne tardera certainement pas à exploser. Les larmes versées par certains supporteurs, qui se sont regroupés devant la porte de la maison de jeune Ahmed Saâdi à l’issue de l’assemblée générale élective tenue jeudi dernier, lesquels ont traité de tous les noms d’oiseau les membres de cette instance, malheureusement souveraine dans la gestion des affaires du CSC, en sont la parfaite illustration du malaise qui ronge le club centenaire puisque, n’était l’intervention des forces de l’ordre, ce regroupement aurait dégénéré. Si la présence de 165 membres sur on ne sait combien (162, 240, 240 ou 288 ), qui constituent l’AG du CSC, dont plusieurs anciens présidents comme Boulahbib alias Soussou, Boudjerayou, Souissi et autre Bouhlassa, n’a pas permis de trouver la solution idoine aux malheurs du doyen des clubs de l’est, d’autres personnalités influentes de cette instance à l’instar de son président d’honneur, le général à la retraite Mohamed Bentchine en l’occurrence, n’ont pas jugé utile de faire acte de présence. Les présents ont pris le soin d’ajouter un point à l’ordre du jour de la réunion à savoir destitution de Djamel Allam de sa qualité de membre qui lui a été inopportunément attribuée 72 heures avant. Et à mains levées, ils ont également voté un semblant de solution proposée par Soussou, qui s’est permis un discours moraliste portant sur la sportivité en exhortant ses pairs à donner l’exemple aux supporteurs. Il s’agit d’aller vers la désignation d’une autre commission qui sera chargée de préparer une autre assemblée élective dans un délai d’une semaine à défaut de trouver un preneur en vertu de ladite réunion de jeudi dernier. Une «idée» qui a été plébiscitée sans problème. En tout état de cause, l’AGE de jeudi dernier s’est déroulée dans des conditions exemplaires. Cette commission, composée de Fayçal Aouatti, Salah Abdelhak, El Arbi Zaâf, Azzouz Bentoubal et Demmane, réussira- t-elle à trouver un président ? Rappelons que la première commission n’a reçu aucune candidature. Certains craignent déjà la reproduction du scénario de l’année passée où le CSC est resté sans preneur au bout de quatre assemblées consécutives alors que d’autres pensent que le problème du club réside dans la composante même de l’AG et la solution appropriée, à leurs yeux, est d’aller vers une assemblée constituante et revoir la donne. Il convient, enfin, de noter que Youssef Bouhlassa, président de la fameuse commission de sauvegarde, s’est présenté en pleine séance pour la reprise des commandes du CSC à condition, dira-t-il, d’être aidé. Mais ses pairs ont rejeté catégoriquement le principe le qualifiant de prétentieux. C’est la deuxième fois qu’il se voit ainsi recaler parce qu’il avait postulé lors de la deuxième assemblée élective de l’année dernière à ce poste et il a été refusé puis désigné à l’issue de la dernière réunion à la tête de la commission de sauvegarde. Lyas Hallas
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