Dans une conversation téléphonique, Hocine Zekri, le probable coach officiel du CABBA, nous a clairement fait savoir qu’il est déçu par l’absence quasi totale de professionnalisme chez les dirigeants du second degré. Explications. Le Soir d’Algérie : Etes-vous revenu, d’une manière officielle sur
votre décision de driver le CABBA ?
Hocine Zekri : Je suis désolé de vous annoncer la mauvaise nouvelle
mais certains détails ont fait que je suis revenu définitivement sur ma
décision et peut-être quitter le football algérien.
De quels détails s’agit-il exactement ?
Il était convenu de maintenir une certaine discrétion concernant des
questions bien précises, notamment celles d’ordre privé.
Malheureusement, des membres du comité sont allés jusqu’à divulguer des
secrets à la presse.
Comme quoi par exemple ?
J’estime que par respect à la personne du coach, il aurait été plus sage
de ne pas déclarer le montant de mon contrat. D’ailleurs, je peux vous
affirmer qu’aucun entraîneur n’a connu ce genre de bassesse. Et puis
pourquoi ne pas informer les lecteurs, dans ce cas, qu’on m’a proposé
auparavant 400 millions de centimes. Sachant qu’un coach de DII par
exemple vaut de nos jours pas moins de 550 millions ? Croyez-moi, je ne
tenais pas à m’exprimer de la sorte… !
Qui a été à l’origine de ces divulgations ?
Je reconnais que les premiers responsables du club, du moins les
plus influents, ont été honnêtes avec moi, voire très corrects,
malheureusement les «prétendus négociateurs» sont toujours là pour saper
l’entente mutuelle avec les vrais boss du club. Pour preuve, une copie
intégrale d’un fax personnel n’avait pas mis une demi-heure à atterrir
chez un journal sportif. Où est donc le professionnalisme ?
Qu’en est-il de Khedara et Bedar ?
J’ai demandé à ce que je sois accompagné de deux anciens joueurs que je
connais bien. De plus, l’équipe a été vidée de ses fils et donc il
serait logique de combler le déficit par des sportifs locaux qui
pourraient rétablir l’équilibre.
Un dernier mot…
Je demande aux responsables du Ahly de m’excuser. Je souhaite bonne
chance à eux, à l’équipe et au public que je porte sincèrement dans mon
cœur.
Propos recueillis par S.A.
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