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Le patriotisme a bon dos surtout lorsqu’on s’en sert comme dérivatif
afin d’épargner, à un régime, les critiques. Il s’en trouve même des
adulateurs de service pour organiser, à travers un marketing du symbole
de la souveraineté, une sorte de téléthon afin, prétendent-ils, de lui
retisser un drapeau tombé en quenouille ! Jadis, Mostefa Lacheraf (1)
nous mettait déjà en garde contre la propension à la «sentimentalité
parfois bêlante» qui tourne le dos à la véritable décantation
historique. Celle qui est destinée à «survivre et perdurer»,
ajoutait-il.
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