Jeudi soir, la deuxième édition du Festival international a pris fin au théâtre de verdure Hasni-Chakroune, en récompensant les participants à cette édition par des prix et des distinctions. Le grand prix de l’Ahaggar d’or est revenu au long métrageHors champs du réalisateur syrien Abdelatif Abdelhamid.
Amel B. - Oran (Le Soir) - Pour cette deuxième édition, le seul
maître de cérémonie a été Hamraoui Habib-Chawki qui n’a pas pu
«convaincre» la ministre de la Culture d’être présente. Ainsi, en dehors
des autorités locales, il n’y avait que HHC qui s’est «autoproclamé»
manager et seul représentant de la tutelle de la Culture. Ainsi, après
une semaine de projections cinématographique qui ont débuté le 26 juin
et pris fin jeudi dernier, la clôture de la deuxième édition du Festival
international du film arabe a drainé un très grand nombre d’invités et
autres citoyens, dont la plus grande majorité est restée debout tout au
long de la cérémonie. Malgré les excuses de Hamraoui Habib-Chawki, le
public oranais n’a pas apprécié de rester plus de cinq heures debout.
Leur seul réconfort fut la présence du King Khaled qui a su donner du
dynamisme au public. Le dispositif sécuritaire mis en place durant cette
soirée de clôture est impressionnant. «C’est tout à fait normal, nous
réplique un des représentants de la sécurité, vu la présence de toutes
ces grandes stars du cinéma arabe. Rien n’est laissé au hasard, il faut
que tout se passe très bien jusqu’à leur départ.» La soirée a débuté
vers 22 h après une longue attente du public et des invités.
L’animatrice de la cérémonie a invité les jurys des longs et courts
métrages à monter sur scène où chacun des présidents a exprimé sa joie
et sa satisfaction. Ainsi, Abdelatif Ben Amar, président du jury du
court métrage, dira : «Tous les films que nous avons vu sont réussis,
toutefois, nous n’avons le droit de remettre qu’un seul grand prix. Nous
félicitons les représentants des 14 courts métrages entrant dans le
cadre de cette compétition. » Pour sa part, Doreid Laham, président du
jury du long métrage, dira : «Comme c’est le cas lors de l’élection de
miss beauté, toutes sont belles et le choix est très difficile. Telle a
été l’impression que nous avons eu en regardant les douze longs
métrages, le choix n’était pas si évident.» Avant l’annonce des
résultats tant attendus, un hommage a été rendu à l’acteur Ahmad Zaki
pour sa prestation dans le film égyptien projeté hors compétition Tabakh
erraïs (Le cuisinier du président) ainsi qu’à l’acteur Sid Ali Kouiret
et à l’Egyptien Mahmoud Yacine. La grande surprise, mais sans grande
déception d’ailleurs, puisque prévisible, fut l’annulation du prix tant
annoncé de la Plume d’or du meilleur article critique d’un montant de 15
000 dollars. «Nous ne pouvons juger des articles de presse puisque les
conditions du prix n’ont pas été annoncées et donc nous avons estimé
plus honnête de le reporter à la troisième édition où nous recommandons
aux organisateurs de préciser au préalable les conditions et les règles
de ce prix», dira Ali Abou Chadi, président du jury, pour expliquer
cette situation d’annulation. Puis la parole fut donnée «aux résultats»
de cette deuxième édition du Festival international du film arabe.
Ainsi, deux prix spéciaux du jury du court métrage furent décernés Chant
funèbre du réalisateur Mohamed Mouftakar (Maroc) et à Le Poisson noyé de
Malik Amara (Tunisie). Le prix du meilleur court métrage est revenu à
Karim Fanouss avec Main propre(Egypte). Les distinctions du long métrage
étaient sans grande surprise. Ainsi, le film algérien Ayrouen a obtenu
le prix de la meilleure image, prix reçu par le directeur de l’image
Ahmed Messaed, le prix du meilleur scénario fut décroché par Aquariumde
Yousri Nasrallah (Egypte), le prix d’interprétation féminine est revenu
à l’actrice libanaise Nada Abou Farahate pour son rôle dans Sous les
bombes et celui d’interprétation masculine par Ahmed El Saâ (Egypte)
dans L’île. Le prix de la meilleure réalisation est revenu à Ahmed El
Maâlouni pour son film Les Cœurs brisés (Maroc). Un prix spécial du jury
fut décerné au film de Daoud Oul Saïd, En attendant Pasolini. L’Ahaggar
d’or est revenu au long métrage syrien Hors champs d’Abdelatif
Abderrahmane. A 23 h, la cérémonie de distinction fut clôturée par le
commissaire du festival qui a cédé la place à Cheb Khaled, au grand
plaisir du public, qui s’est défoulé et fredonné toutes les chansons que
le King du raï a chantées. D’ailleurs, il a même séduit les grandes
stars du cinéma arabe et à leur tête le grand comédien égyptien Mahmoud
Yacine qui n’a pas pu se contenir en hochant la tête suivant le rythme
de la musique. Ainsi s’est clôturée cette deuxième édition avec la
promesse d’être maintenue à Oran malgré les rumeurs de sa
délocalisation.
A. B.
Palmarès
LES LONGS MÉTRAGES :
• Prix de l’Ahaggar d’or : Hors champs (Syrie)
• Prix de la meilleure réalisation : Les Cœurs brûlés (Maroc)
• Prix du meilleur scénario : Aquarium (Egypte)
• Prix de la meilleure image : Ayrouen (Algérie)
• Prix d’interprétation féminine : Nada Abou farahat
Sous les bombes (Liban)
• Prix d’interprétation masculine : Ahmed el Saâ
L’île(Egypte)
• Prix spécial du jury : En attendant Pasolini
(Maroc).
LES COURTS MÉTRAGES :
• Prix du meilleur court métrage : Main propre (Egypte)
• Prix spécial du jury : Chant funèbre (Maroc)
Le Poisson noyé(Tunisie).