
Régions : PREMIÈRE CONFÉRENCE DES CADRES DE L’ENIP DE SKIKDA L’ouverture du capital de l’entreprise, l’essentiel du débat
La première conférence des cadres de l’Enip s’est tenue mercredi dernier dans la salle des conférences Mohammed-Guen, base RTE, intervenant dans le cadre de la célébration du trentième anniversaire de la création de l’entreprise. La manifestation a été rehaussée par la présence des autorités de la wilaya, représentées par le P/APW, le directeur de l’industrie et des mines ainsi que des opérateurs économiques publics et privés dont le P-dg de l’Entreprise portuaire de Skikda. Hormis l’absence du ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, du P-dg de Sonatrach, Mohammed Meziane, et du vice-président aval, Abdelhafid Feghouli, en déplacement à Madrid pour le congrès du pétrole, «la famille» Sonatrach était presque au complet, avec la présence entre autres du directeur général du Holding RCH Sonatrach Aval, les P-dg des Filiales Somiz, Sotraz ainsi que les P-dg de celles basées à la plateforme pétrochimique de Skikda, Polymed, Medco et Actim, les directeurs des complexes CP1Z d’Arzew et CP1K de Skikda et ceux des complexes d’Oran et d’Alger, les cadres retraités de l’Enip des trois pôles Centre, Ouest et Est et les directeurs centraux, exécutifs et opérationnels de l’Enip Skikda, ainsi que les cadres syndicaux, comme le secrétaire général du syndicat d’entreprise, le représentant de la fédération FNTPGC et secrétaire général de Sonatrach, le représentant de l’union de wilaya de l’UGTA et le SG de l’union locale de Skikda ainsi que les SG des sections syndicales des unités et filiales Enip de Skikda. D’autre part, quelques syndicalistes ont contesté le fait qu’ils n’aient pas été conviés. Comme toujours, l’APC a brillé par son absence, étant pourtant invitée. En revanche, le mouvement associatif, plus particulièrement les associations à caractère environnemental et à caractère social, a été oublié. L’allocution d’ouverture du P-DG de l’Enip, Khadir Yahia Zakaria, a été suivie par le discours de Loucif Malek, SG du syndicat d’entreprise qui a abordé les volets ouverture du capital, redressement de l’entreprise et ressources humaines. Au sujet du premier volet, l’orateur réaffirme la constance de la position du syndicat qui reste tributaire de «l’amélioration des conditions de travail, une meilleure grille des salaires, le maintien des effectifs en activité et enfin le respect dans sa globalité, des mesures draconiennes citées dans le cahier des charges et ce, pour protéger les intérêts des travailleurs à tous points de vue». Au menu du programme, diverses communications, comme «Enip, bilans et perspectives» et «de l’ouverture du capital social de l’Enip» présentées par A. Boulemche de la direction finances, «développement de la pétrochimie dans l’activité Aval», «optimisation et réhabilitation des unités de production» par S. Adjilia de la direction développement et technologies, «commercialisation et stratégie marketing» de R. Boukefane de la direction commerciale, «ressources humaines : état des lieux et perspectives », de M. Lalili (ressources humaines et communication). Deux d’entre elles ont retenu l’attention de l’assistance. La première «Enip, bilans et perspectives» a été riche en bilans chiffrés, mettant en relief les hauts et les bas de l’entreprise durant quatre périodes, 1985-1988, 1989- 2001, 2002-2005 et 2006-2007. L’essentiel du débat a été axé sur la deuxième communication, «l’ouverture du capital de l’Enip». Les différents intervenants, appréhendant à juste titre une purge des effectifs, ont voulu en savoir plus sur l’utilité d’élaborer un PMTE et lui réserver 15 milliards de dinars dans un contexte qui plaide pour la «vente» de l’entreprise à un partenaire qui serait déjà connu, puisque «l’Enip ne sera pas majoritaire, donc démunie de pouvoir décisionnel» argumente l’intervenant. En réponse à cette préoccupation, on avance que l’urgence n’est pas de mise quant à l’ouverture du capital et la possibilité de réadapter ou réactualiser le plan PMTE en fonction des exigences du partenaire et des développements qu’il projette d’apporter. D’autres ont tenté de savoir si le futur repreneur de l’Enip na pas interféré dans l’élaboration du PMTE, propos niés par les responsables de l’entreprise. De même, lors de la conférence de presse le P-dg en marge de la journée, a qualifié la vision de Sonatrach de «Minime», : «Notre futur partenaire sélectionné pour le projet d’ouverture du capital peut apporter mieux, financièrement s’entend, afin que l’Enip soit plus performante». Zaïd Zoheir
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