Depuis le mardi 1er juillet, ils sont plus de 400 travailleurs au sein de l’entreprise canadienne Lavalin, chargée de la construction de la station de traitement des eaux à Djebbahia, 30 km au nord-ouest de Bouira, pour le futur barrage Koudiate Asserdoune, à enclencher une grève illimitée. Revendication principale : la reconnaissance de leur syndicat dont le bureau a été élu et installé le 3 juin dernier à l’issue d’une assemblée générale à laquelle avait pris part le représentant de la section locale UGTA de Lakhdaria. En outre, et d’après ces travailleurs, la grève illimitée a été déclenchée mardi dernier après que l’entreprise Lavalin eut décidé de ne plus renouveler le contrat au président de la section syndicale ainsi qu’à un autre membre du bureau dont les contrats étaient arrivés à terme le 30 juin dernier. Plusieurs tentatives de régler ce problème ont été menées par le secrétaire général de wilaya de l’UGTA et le directeur de l’inspection de travail de Bouira, en vain. En attendant, les travailleurs ont décidé de poursuivre leur grève jusqu’à la réintégration des deux responsables syndicaux à leur poste, en leur renouvelant leur contrat, ainsi que la reconnaissance du syndicat UGTA qui a été légalement installé le 3 juin dernier. Pour rappel, les travailleurs de l’entreprise Lavalin avaient déjà entamé des grèves pour revendiquer leurs droits qu’ils jugent «bafoués». Mais, avec les échecs répétés des négociations, la nécessité de créer un syndicat, pouvant mener à bien sa mission pour la défense des droits des travailleurs, était devenue une urgence. Rappelons enfin que l’entreprise française Razel, chargée de la construction du barrage Koudiate Asserdoune à Maâla, ainsi que la société chinoise CITIC/CRCC, chargée de la réalisation du tronçon d’autoroute El-Adjiba – El-M’hir sur 16 kilomètres, avaient déjà connu des grèves de travailleurs qui revendiquaient leur droit de constituer un syndicat pouvant défendre leurs droits. Les deux entreprises avaient fini par accepter la constitution de ces syndicats UGTA. Y. Y.
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