dimanche 06 juillet 2008
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Régions : MOSTAGANEM
Quel sort pour les six orphelins de la famille du journaliste Meceffeuk ?


La famille Meceffeuk est encore une fois en deuil. Après la douloureuse disparition de notre désormais ancien confrère d’ El Watan, au milieu des années 1990, froidement assassiné par de présumées personnes maffieuses près de Boukadir, pas loin des wilayas de Aïn Defla et Chlef, voilà que son épouse, des années après, connaîtra le sort amer de la mort subite, il y a à peine six mois. Elle décédera en fait tragiquement laissant derrière elle pas moins de six enfants, devenus ainsi du jour au lendemain orphelins, en l’absence pour l’éternité du papa et surtout de la maman...
Cette dernière, longtemps affectée par l’assassinat de son mari, finira par se faire une raison en continuant à vivoter tant bien que mal et ce, jusqu’au jour où se produira l’irréparable. La fameuse pension revendiquée n’aboutira jamais. Cette situation de stress durera au moins dix mois, ce qui à l’évidence tourmentera la malheureuse veuve qui, avec six enfants à charge, ne savait plus à quel saint se vouer. Son souci majeur comment nourrir décemment sa progéniture ? Et c’est ainsi qu’elle se rendra à la caisse régionale d’Oran afin de s’enquérir de cette bien triste mesure qui lui a fait plier les genoux. C’est là que l’amer constat lui tombera tel un couperet sur la tête. Atteinte d’un brusque malaise, elle tombera raide pour ne plus jamais se relever ! Que deviennent aujourd’hui ses enfants ? Ils sont tout simplement livrés à leur propre sort. Parmi eux, plusieurs ont l’âge de fonder un foyer, mais sans ressources aucune hélas, ils se voient dans l'obligation de se résigner en préférant oublier une telle option, préférant à la faveur des petits gains récoltés de ci de là, nourrir leurs frères et sœurs. La déchéance les a poussés à quitter précocement les bancs de l’école. Ce qui revient à dire que sans niveau scolaire, sans travail, encore moins sans diplômes, ces enfants sacrifiés sont alors voués à toutes les vicissitudes de la vie. Vivant dans une des vieilles bâtisses du non moins vieux quartier des Plateaux de la marine, les plus jeunes partent chaque jour à la quête du sou providentiel en s’activant à ramasser les sardines de fond de caisse qu’abandonnent souvent les pêcheurs à la sortie du port... Voilà ce que peut causer à toute une famille, la bureaucratie en Algérie, lorsque durant au moins dix-huit mois, l'on se plaisait à faire courir la malheureuse mère entre Cnas et wilaya au moment où la loi lui ouvrait droit à la perception de la pension de son conjoint. C’est de cette façon qu’on récompense tous ceux qui sacrifient leur existence dans l’exercice de leur mission... De son vivant, la pauvre maman aura eu le temps de souffrir dans le silence et la dignité de veuve et de mère d’une flopée d’enfants qu’il fallait entretenir au jour le jour... N’omettons pas le geste salutaire qu’a eu à l’époque notre confrère Omar Belhouchet, directeur d’ El Watan, qui, dans un élan extraordinaire de solidarité, n’hésitera pas à venir en aide financièrement à la famille Meceffeuk. Il a eu l’occasion de se déplacer à Mostaganem pour soutenir de près cette dernière à un moment de profonde détresse. Aussi, la grosse question est de savoir quel sera réellement le sort de ces malheureuse orphelins ? Quels droits leur restent-il ? Pourront-ils dans leur condition d’orphelins bénéficier d’une éventuelle pension ? Ces questions accablantes demandent en vérité des réponses d’extrême urgence...
Sid-Ahmed Hadjar

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