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Réunion du G8 au Japon. Ouyahia désigne
Abdekka.
Bon choix !
Manque de bol ! Au moment où Le Soir d’Algérie annonçait hier la fin du deal
avec les islamistes, Abdekka, discourant comme de tradition le 5 Juillet,
re-tendait sa main aux tangos. Une main franche. Une main ferme. Une main
fraternelle. Une main aguicheuse. Une main câline. Une main enveloppante. Une
main tenace. Une main empressée. Une main enjôleuse. Une main euphorique. Une
main au doigt et à l’œil. Du coup, y a un beau désordre dans la maison Algérie.
D’un côté, un chef du gouvernement qui à peine installé affirme qu’il n’y a plus
de dialogue possible avec les loups des montagnes. Et de l’autre, son patron, le
raïs qui re-dégaine sa main magique pour caresser les loups dans le sens de la
barbe. Faudrait savoir les copains ! C’est quoi la suite du programme ? Les
terros, on élimine ? Ou on leur tend la mimine ? On ne négocie plus avec les
émirs ? Ou on leur déroule le tapis rouge, avec, en bonus, les babouches cousues
de fil d’or ? J’imagine déjà la mine décontenancée des visiteurs étrangers qui
sortiraient du bureau de H’mimed avec l’intime conviction que les jours des
groupes terroristes sont comptés en Algérie, pour entrer ensuite dans le salon
de Abdekka et y croiser des repentis en bivouac. Déroutant pour des étrangers !
Et je ne parle même pas des locaux, nous ! Parce qu’à la limite, nous, ce genre
de désordres, nous avons fini par comprendre que c’était dans… l’ordre normal
des choses. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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