
Actualités : LE PRÉSIDENT TEND LA MAIN AUX «ÉGARÉS» Vers le renforcement de la «réconciliation nationale»
Dans son discours prononcé hier au ministère de la Défense nationale, Abdelaziz Bouteflika a insisté sur le renforcement du processus de réconciliation nationale. «La conjoncture actuelle requiert la consolidation et l'ancrage du processus de réconciliation nationale. Nous n'allons pas revenir sur la mise en œuvre de ce processus dès lors que nous l'avons adopté avec la bénédiction du Tout-Puissant et le soutien indéfectible du peuple algérien qui l'a consacré par une majorité écrasante, suivant ainsi les préceptes de l'Islam, religion de tolérance, et puisant dans nos valeurs humaines civilisationnelles, elles-mêmes puisées dans la défense intrépide des principes de dialogue, de fraternité et de tolérance», a-t-il indiqué à une assistance composée des plus hauts responsables militaires du pays. Dans ce discours, Bouteflika n’a cependant pas précisé dans quelle mesure il comptait «consolider» ce processus. En vertu de la loi portant application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, le président de la République dispose de larges prérogatives lui permettant de prendre de nouvelles dispositions. Bouteflika profitera de son passage aux Tagarins pour tendre la main aux «égarés qui s'éloignent du saint Coran et de la charia, s'enfoncent dans le mauvais chemin». «Il est nécessaire d’éteindre le feu de la discorde et resserrer les rangs des Algériens présentement et dans le futur, et ce, en dépit de certaines voix sceptiques et des esprits sclérosés d'extrémistes qui tentent de remettre en cause cette initiative (…). Ces égarés qui s'éloignent du saint Coran et de la charia s'enfoncent dans le mauvais chemin d'autant qu'ils tentent de fourvoyer certains jeunes par des prêches mensongers, de les tromper par des paroles qui prônent des idées takfiristes et terroristes destructrices pour faire d'eux les ennemis de leurs familles et de leur pays et la source d'opprobre et de honte pour la religion et de la nation. Qu'ils sachent également que les portes du pardon ne se fermeront jamais devant les jeunes, enfants de cette terre généreuse, qui font preuve d'une sincère volonté de se repentir». Au-delà du contexte sécuritaire, Bouteflika voit en son initiative, un projet pour une société « pacifiste et solidaire qui rejette le tribalisme, le régionalisme et le fanatisme religieux » et dont «les résultats se concrétisent à travers un développement national global et équilibré, développement qui s'attelle à éliminer toutes les formes de disparité, de misère et d'exclusion, et à réunir les conditions d'une vie digne pour tous les citoyens et citoyennes». Tarek Hafid
|